
C’était ça ou mentir
Bien entendu, il y a des moments où les mots, les phrases coulent de source et l’on ressent un orgasme créatif, mais, la plupart du temps, on bûche la bûche. On rature, on réécrit, on se bat contre le syndrome du cerveau qui se vide sans crier gare, on a envie de lancer le clavier à bout de bas. On crie, on pleure même. J’écris des chroniques depuis 31 ans. J’ai publié deux livres, un récit autobiographique et la biographie de Sonia Benezra. Rien de tout cela n’est aussi exigeant que d’écrire un roman, ce dont je serais incapable, car je n’ai aucun talent pour inventer des histoires, le journalisme me convient donc parfaitement. Je lis beaucoup, mais mon travail, et mes intérêts m’amènent à choisir des essais plus souvent que des romans. Quand quelqu’un se dit porté par la littérature, je l’envie. Pas une machine N’allez pas croire qu’écrire est un enfer pour moi. J’ai choisi mon métier et je le pratique sereinement, malgré quelques passages à vide. Je ne suis pas une machine. Le plus difficile pour un chroniqueur est de choisir son sujet.





















