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« L’objectif, c’est qu’on n’existe plus » : le statut d’Indien fait débat à Odanak - Radio-Canada

Pendant que le texte suit son cours, trop lentement au goût de certains, les questions foisonnent dans les communautés quant aux implications de ce texte qui mettrait fin à d'importantes discriminations dans la transmission du statut d’Indien. Je vais être grand-mère. Ma petite-fille, elle, n’aurait pas le droit au statut, dénonce une femme. Moi, mes enfants n’auront pas le statut, renchérit quelques minutes plus tard une autre dame. Il me manque un sentiment d’appartenance, déplore une troisième, âgée de 18 ans, qui n’habite pas sa communauté d'origine et qui ne peut pas obtenir son statut, bien que son père et ses tantes le possèdent. Les questions d'exclusion et de passation du statut d'Indien ont toujours été importantes à Odanak. Le combat devant les tribunaux de certains Abénakis a d'ailleurs abouti au projet de loi S-3, qui a permis de retirer plusieurs discriminations basées sur le sexe de la Loi sur les Indiens en 2017. Photo : Radio-Canada / Dominique DegréLes préoccupations fusent de toutes parts lors d’un cercle de discussions sur le projet de loi S-2 qui se déroule dans la communauté abénakise d’Odanak.

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Un meurtrier étudie à la Faculté de droit de McGill - Radio-Canada

Écouter l’article | 8 minutesLa version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle. L’admission d’un homme condamné pour meurtre à la Faculté de droit de l’Université McGill suscite de vives inquiétudes chez plusieurs étudiants, tout en ravivant le débat sur la réintégration des détenus. Jeffrey George Ewert, aujourd'hui sexagénaire, a été condamné pour un meurtre au second degré et une tentative de meurtre commis en Colombie-Britannique en 1984. Selon son dossier de libération conditionnelle, il a agressé sexuellement et tué une femme, avant d'attaquer violemment une adolescente de 15 ans, moins de six semaines plus tard, laissant cette dernière paralysée à vie. Purgeant une peine à perpétuité, M. Ewert s'est vu accorder une libération conditionnelle de jour en 2025, prolongée de six mois, en juin dernier. Bien que les évaluations cliniques classent son risque de récidive de modéré à élevé, la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) estime qu'avec un suivi serré en maison de transition, ce risque tend vers la catégorie modérée.

Radio-Canada·