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On se parle pu

·il y a 9 h
Source: Le Soleil
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À l’ère qu’on a appelé à tort «la révolution des communications», la technologie nous a laissé miroiter un âge d’or où on communiquerait plus, on jaserait tous ensemble, on échangerait mieux. Par-dessus tout, on rêvait d’un monde où on pourrait discuter avec des gens qui ne sont pas de notre univers et qui ne pensent pas comme nous. On apprendrait mutuellement. On évoluerait. Mais les algorithmes en auront décidé autrement, nous enfermant dans notre chambre d’écho. On est renforcé dans nos valeurs, dans nos préjugés. La machine physique elle-même nous aura isolés. Chacun dans son espace… plus individualiste que jamais. Sur Instagram, un humoriste partage ses numéros d’humour qu’il donne dans le métro de New York. Ce qu’on remarque, ce n’est pas tant les blagues de Marcus Monroe mais l’indifférence des citoyens qui l’entourent. Il se déguise, il utilise un haut-parleur et fait des jeux de mots comiques. Impossible de lui accorder de l’attention. Pourtant, autour de lui, tous sont enfermés dans leurs téléphones cellulaires. Écouteurs aux oreilles, ils agissent comme si l’interprète n’existait pas.

Cet article est un extrait. Pour lire l'intégralité du contenu, consultez la source originale. Le Soleil

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