Souvenirs de tournage des acteurs de “La Gradiva” : “Marine Atlan filme les jeunes à leur hauteur”
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Pour filmer la jeunesse avec justesse, Marine Atlan a bâti une méthode fondée sur l’écoute, l’exigence et la cohésion de groupe. Encore portés par leur séjour en Italie, ses acteurs racontent.
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La Gradiva fait partie de ces films qui s’accrochent à notre rétine, une fois sorti de la salle obscure. Sa force vitale, magmatique et magnétique, s’est infusée lentement, mais pour longtemps, en nous. Portrait insolent d’une jeunesse en feu, le premier film de Marine Atlan nous fait vivre de l’intérieur un voyage scolaire d’une classe de terminale à Naples avec leur professeur de latin. L’éruption du désir adolescent, et son lot d’angoisses existentielles, vient se percuter à l’éruption, vieille de près de 2000 ans, du Vésuve. Ce film est né, tel un jaillissement de lave, d’une succession de hasards mêlée à une nécessité impérieuse. Il y a d’abord cette proposition reçue par Marine Atlan : celle d’imaginer une histoire dans la continuité de la collection de films diffusés en 1994, « Tous les garçons et les filles de leur âge ». Cette commande d’Arte invitait plusieurs réalisateurs – André Téchiné, Claire Denis, Chantal Akerman ou encore Olivier Assayas – à réaliser chacun un long-métrage sur l’adolescence avec un groupe de comédiens non professionnels et un budget limité, mais une grande liberté artistique.

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