“La Gradiva”, “Une femme aujourd’hui”, “Karma”… voici les sorties ciné de la semaine !
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Un teen-movie remarquable signé Marine Atlan, la nouvelle merveille de Robert Guédiguian, un film bouleversant sur Haïti, le drame aussi lourd que volatile de Guillaume Canet… voici les films à voir…
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Dans « La Gradiva », la cinéaste Marine Atlan met en scène le volcan de l’adolescence dans les rues de Naples
Grand Prix de la Semaine de la critique à Cannes, le premier long-métrage de Marine Atlan en tant que réalisatrice pose un regard lumineux sur des élèves de terminale en voyage scolaire dans le sud…

“La Gradiva” de Marine Atlan : plus qu’un grand premier film, un grand film tout court
Un teen movie remarquable, saisi sur les contreforts du Vésuve où lointain passé et jeunesse en devenir se fondent. Un plan revient à plusieurs reprises dans l’extraordinaire premier film de Marine Atlan, qui a électrisé la Croisette lors de sa présentation à la Semaine de la critique en mai dernier : celui d’adolescent·es face aux imposants corps des statues gréco-romaines ou aux enveloppes de corps emprisonnés, dans leur ultime instant de vie, par la lave du Vésuve. Car c’est sur les contreforts du volcan napolitain que se déploie La Gradiva, titre faisant référence à une nouvelle de l’écrivain allemand Wilhelm Jensen, datant du début du XXe siècle.

Dans les ruines de Pompéi, « La Gradiva » montre l’éruption du désir, de la rage et de l’art chez des lycéens
La Gradiva fait partie de ces films qui s’accrochent à notre rétine, une fois sorti de la salle obscure. Sa force vitale, magmatique et magnétique, s’est infusée lentement, mais pour longtemps, en nous. Portrait insolent d’une jeunesse en feu, le premier film de Marine Atlan nous fait vivre de l’intérieur un voyage scolaire d’une classe de terminale à Naples avec leur professeur de latin. L’éruption du désir adolescent, et son lot d’angoisses existentielles, vient se percuter à l’éruption, vieille de près de 2000 ans, du Vésuve. Ce film est né, tel un jaillissement de lave, d’une succession de hasards mêlée à une nécessité impérieuse. Il y a d’abord cette proposition reçue par Marine Atlan : celle d’imaginer une histoire dans la continuité de la collection de films diffusés en 1994, « Tous les garçons et les filles de leur âge ». Cette commande d’Arte invitait plusieurs réalisateurs – André Téchiné, Claire Denis, Chantal Akerman ou encore Olivier Assayas – à réaliser chacun un long-métrage sur l’adolescence avec un groupe de comédiens non professionnels et un budget limité, mais une grande liberté artistique.

Karma
Accueil Cinéma Karma Cinéma “Karma”, de Guillaume Canet : Marion Cotillard fait du mieux qu’elle peut dans ce huis clos sinistre Sept ans après avoir fui une secte, Jeanne y retourne volontairement… Malgré quelques bonnes idées et tout le talent d’une grande actrice, ce thriller peu subtil ne convainc pas. S'abonner pour voir la note Marion Cotillard hérite d’un chemin de croix ponctué de larmes, de picole et de crises de spasmophilie, de docilité feinte et de révolte sacrificielle. Pathé/Logical/Content Ventures/M6 Films/Mid March Media Par Marie Sauvion Réservé aux abonnés Publié le 20 octobre 2026 à 16h40 Deux salles, deux souffrances : avant de briller en star finissante dans Roma elastica, de Bertrand Mandico (sortie prévue le 23 décembre), Marion Cotillard enfile une chasuble tristoune pour expier ses péchés sous le regard de Guillaume Canet, dans le sombre Karma, dévoilé à Cannes, hors compétition. Loin des Petits Mouchoirs (2010) ou de Rock’n Roll (2017), le réalisateur lui a taillé un thriller sur mesure, un revenge movie pour fille prodigue en milieu sectaire.

Avec « Karma », Guillaume Canet entraîne sa famille décomposée dans la folie sectaire
Marion Cotillard, ex-compagne du réalisateur, ainsi que leurs deux enfants interprètent cette fiction qui mêle maladroitement fantastique et chronique sociale.

“Karma” de Guillaume Canet, la loi du plus lourd
Canet filme Cotillard dans un drame lourdingue mêlant secrets familiaux, sectes chrétiennes et trafic d’enfants : bon courage. Il y a quelque chose d’inexplicablement touchant, voire sympathique, dans le ratage perpétuel de la carrière de réalisateur de Guillaume Canet, qui semble ne pas savoir par quel bout la prendre sans s’égarer invariablement dans la médiocrité : polars américanoïdes sans inspiration (Ne le dis à personne, Blood Ties), films de bande irrécupérablement embourgeoisés (Les Petits mouchoirs et sa suite), blockbuster comique dépourvu de la moindre vis comica (Astérix et Obélix : L’Empire du milieu)… Peut-être l’acteur sauve-t-il le réalisateur, car on ne peut s’empêcher de l’imaginer à la lisière de l’écran même quand il n’y est pas, avec cette lueur de vulnérabilité dans le regard qui émeut forcément.
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