Cartes imaginaires, L’autre chemin vers le réel ? - Arts in the City
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Capricieux autant qu’extravagant, l’ensemble créé par Skip Sempé souffle 40 bougies cette année. Ecoutons quelques-unes des merveilles que nous a donné le Capriccio Stravagante

“Karma” de Guillaume Canet, la loi du plus lourd
Canet filme Cotillard dans un drame lourdingue mêlant secrets familiaux, sectes chrétiennes et trafic d’enfants : bon courage. Il y a quelque chose d’inexplicablement touchant, voire sympathique, dans le ratage perpétuel de la carrière de réalisateur de Guillaume Canet, qui semble ne pas savoir par quel bout la prendre sans s’égarer invariablement dans la médiocrité : polars américanoïdes sans inspiration (Ne le dis à personne, Blood Ties), films de bande irrécupérablement embourgeoisés (Les Petits mouchoirs et sa suite), blockbuster comique dépourvu de la moindre vis comica (Astérix et Obélix : L’Empire du milieu)… Peut-être l’acteur sauve-t-il le réalisateur, car on ne peut s’empêcher de l’imaginer à la lisière de l’écran même quand il n’y est pas, avec cette lueur de vulnérabilité dans le regard qui émeut forcément.

« Octobre à Paris », rare documentaire sur les Algériens tués par la police française le 17 octobre 1961, ressort en salle
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En parallèle d’Art Basel Paris, Chiharu Shiota s’empare du palace Shangri-La pour une expo accessible à tous
C’est une première. À la fois pour le Shangri-La, palace parmi les plus célèbres de la capitale, et pour la galerie Templon, qui représente l’artiste japonaise Chiharu Shiota (née en 1972). À l’occasion de la semaine de l’art, durant laquelle les collectionneurs affluent à Paris – et logent bien souvent dans les grands hôtels –, l’équipe du Shangri-La a eu l’idée de proposer à la galerie une exposition. Le choix s’est rapidement porté sur Chiharu Shiota, nous explique le directeur de la galerie, Victor de Bonnecaze de Meritens : « Elle avait eu une exposition au musée Guimet, juste à côté du Shangri-La, durant le Covid, mais celle-ci avait été très peu vue ». Six œuvres ont été choisies, toutes récentes car datées entre 2022 et 2026, et sont exposées dans le lobby de l’hôtel, sous une rotonde accessible à tous. L’ambition, pour Templon comme pour le palace, est de dévoiler un ensemble d’œuvres dans un « cadre différent », plus « domestique » que les murs immaculés d’une galerie. « L’hôtel peut aussi être une maison en lui-même », appuie Victor de Bonnecaze de Meritens.
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