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Arts et cultures

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Arts et cultures

Art Basel Paris affine sa stratégie au Grand Palais

Pour sa 5e édition, la foire réaffirme son ancrage parisien, consolide son pôle art moderne et accueille une trentaine de nouvelles galeries aux côtés des habituels poids lourds. Paris. Pour une foire d’art, difficile de rêver écrin plus prestigieux que celui du Grand Palais. Mais quel casse-tête que ce somptueux bâtiment construit au début du siècle dernier et éternellement en réfection, où peuvent apparaître, par exemple, d’encombrants engins de chauffage en plein milieu des espaces à louer ! Malgré les contraintes du lieu, Art Basel Paris, sous la direction de Karim Crippa, parvient à repousser encore un peu les murs en accueillant 211 galeries, soit cinq de plus que l’année précédente.

Le Journal des Arts·
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Les foires « off » jouent la carte des niches

Une dizaine de foires se tiennent à Paris autour d’Art Basel. Une profusion au sein de laquelle chacune définit son territoire, géographique, thématique ou générationnel. Paris. La multiplication des foires parallèles à Art Basel Paris ne faiblit pas. Du 19 au 25 octobre, une dizaine de manifestations marchandes, auxquelles s’ajoutent quelques formats hybrides, recevront collectionneurs et professionnels. Déjà en 2025, Le Journal des Arts relevait combien ces « off » dessinaient une cartographie de plus en plus segmentée du marché. En 2026, la tendance s’accentue : à côté des foires définies par une aire géographique se consolident celles consacrées à un médium ou à une catégorie d’œuvres, tandis que plusieurs manifestations se disputent le terrain de l’art contemporain émergent.

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Budget 2027 : La Culture taille dans les investissements et les aides

Paris. La dégradation des comptes publics consécutive à la canicule (entraînant les aides aux agriculteurs), le blocage du détroit d’Ormuz (provoquant l’augmentation des prix du pétrole) et l’envolée de la dette ont eu raison du dernier budget Culture d’Emmanuel Macron. Alors que les lettres plafonds adressées cet été aux différents ministres indiquaient une stabilité du budget de la mission Culture, celui-ci va finalement baisser de 2,5 % en 2027, soit une diminution des crédits de paiement (CP) de 95 millions d’euros sur un budget total de 3,649 milliards d’euros. Dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2027, la baisse n’est pas uniformément répartie entre les trois programmes principaux de la mission Culture. La « Création » (arts visuels et spectacle vivant) et la « Transmission des savoirs et démocratisation de la culture » (enseignement supérieur Culture, Éducation artistique et culturelle…) perdent davantage que les « Patrimoines » : 35 millions d’euros (– 3,51 %) et 29 millions d’euros (– 3,91 %) pour les deux premiers contre 21 millions d’euros (– 1,85 %) pour les Patrimoines.

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Photographie japonaise, le fonds méconnu de la BNF

Une sélection de 250 tirages et d’une cinquantaine d’ouvrages retrace huit décennies de création, du reportage d’après-guerre aux recherches contemporaines. Paris. « C’est en concevant l’exposition ”Noir et blanc : une esthétique de la photographie” [2023-2024] que l’idée de consacrer une exposition aux photographies japonaises de la Bibliothèque nationale de France [BNF] a émergé au regard de la collection, riche de plus de 4 000 tirages de près de 200 photographes », souligne Dominique Versavel, co-commissaire avec Héloïse Conésa de « Photographies japonaises », une exposition embrassant quatre-vingt années de créations, de 1945 à 2025. « Cet ensemble, des plus importants en Occident, compte aussi parmi les pionniers en raison de l’intérêt précoce du cabinet des Estampes [de la BNF] pour les arts graphiques japonais. »

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« Familiar Strangers », une polyphonie sans direction claire

Rapportée au contexte lorrain, l’exposition mêle artistes polonais, œuvres du Frac et créateurs de la région sans toujours parvenir à rendre sa grille de lecture limpide. Metz (Moselle). Après une première occurrence à Bozar (Palais des beaux-arts de Bruxelles) l’an passé, l’exposition « Familiar Strangers. Une Pologne multiple » débarque à Metz dans une version repensée pour embrasser le contexte local. C’est que la Pologne et la Lorraine partagent une longue histoire, aussi profonde que singulière : dirigé à titre personnel par Stanislas Leszczynski, alors roi de Pologne, au XVIIIe siècle, le territoire lorrain accueille deux siècles plus tard des centaines de milliers de travailleurs polonais dans ses mines de fer, houillères et usines sidérurgiques. En dépit de la désindustrialisation qui frappe la région depuis les années 1970, les départements de la Moselle et de la Meurthe-et-Moselle concentrent toujours une importante communauté polonaise.

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Kristell Chadé: “Frieze is becoming increasingly multipolar”

Abstract. French executive Kristell Chadé, who has headed Frieze’s international art fairs since 2021, spoke to Le Journal des Arts about the group’s global strategy, its expansion plans and the state of the art market. Kristell Chadé says 2026 has brought an encouraging recovery, with gallery sales increasing and fairs accounting for a growing share of transactions. Frieze, however, does not assess success through sales alone: the quality of participating galleries, museum attendance, solo presentations and the professional relationships created during fairs are also key indicators. With the launch of Frieze Abu Dhabi, the group is expected to reach around 1,050 gallery participations across eight fairs on three continents in 2026, a scale comparable to MCH Group’s Art Basel network. She describes Frieze’s expansion as selective and increasingly multipolar, targeting cities with an established collector base, cultural infrastructure and relevance for its international gallery network. Abu Dhabi fits this model through its existing fair, collector community and institutional ecosystem.

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À New York, le phénomène Arthur Jafa

L’artiste bénéficie au New Museum de sa plus grande exposition à ce jour. Il y conçoit une œuvre-manifeste pour une définition de la culture noire occidentale. New York. Bourse de commerce à Paris, Hammer Museum à Los Angeles, MoMA de New York, Fondation Prada à Milan : ces derniers mois, les expositions de l’artiste états-unien Arthur Jafa se suivent, se superposent même, et aimantent un public divers, des spécialistes de l’art au grand public. Enfant du Mississippi, né en 1960, passé par le cinéma en collaborant en tant que cameraman puis directeur de la photographie de Spike Lee ou Stanley Kubrick, ce « late bloomer » [personne qui réussit sur le tard, ndlr], comme il se dénomme lui-même, est devenu la nouvelle superstar de l’art contemporain en à peine deux décennies. Depuis le 24 septembre, c’est au tour du New Museum de proposer « Arthur Jafa : I’m Tony », sous le co-commissariat de Massimiliano Gioni [lire p. 4] et de Gary Carrion-Murayari. Films, installations, sculptures, peintures et scrapbooks ponctuent l’espace d’exposition du musée new-yorkais en se déployant tel un manifeste de l’artiste.

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Kristell Chadé : « Nos foires phares sont à Londres mais notre approche est très multipolaire »

La directrice de Frieze revient sur les axes stratégiques et ambitions internationales des foires du groupe, à la veille des éditions de Londres et d’Abou Dhabi. Diplômée de Grenoble-École de management et de l’Iesa (Institut d’études supérieures des arts) à la fin des années 2000, la Française rejoint Frieze en 2012 comme responsable des relations exposants, après une première expérience à la Fiac. Kristell Chadé dirige l’ensemble des foires du groupe depuis 2021, aux côtés de Simon Fox (CEO), et d’Ari Emanuel, propriétaire du Mari Group depuis le rachat de Frieze à Endeavor en mai 2025. Elle a ainsi accompagné le développement international de Frieze pendant près de quinze ans. Avec l’ouverture de Frieze Abu Dhabi en novembre, le portefeuille devrait réunir en 2026 près de 1 050 participations de galeries à travers huit foires sur trois continents, un volume comparable à MCH Group et ses cinq éditions d’Art Basel. Kristell Chadé revient pour Le Journal des Arts sur les choix qui façonnent l’un des principaux acteurs mondiaux du marché de l’art.2026 semble confirmer une certaine résilience malgré un contexte instable.

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La folle aventure de « Lady Liberty »

Deux musées parisiens célèbrent le 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance des États-Unis en s’attachant au travail accompli par Bartholdi, le sculpteur de « La Liberté éclairant le monde ». Pierre Petit (1831-1909), Vue des ateliers Gaget, Gauthier & Cie, fabrication du modèle en plâtre de la main gauche de la Statue de la Liberté, vers 1881-1884, épreuve sur papier albuminé, 19 x 25 cm, Colmar, Musée Bartholdi.© Musée Bartholdi / C. Kempf

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La cathédrale de Montauban enfin en chantier

Les travaux doivent consolider l’édifice, traiter les fissures et restaurer les chapelles. Montauban (Tarn-et-Garonne). Parmi toutes les cathédrales qui émaillent le territoire, celle de Montauban occupe une place à part. L’édifice de style classique, propriété de l’État, aura connu six années de fermeture avant de voir débuter ses premiers travaux de confortement. Une longue parenthèse imposée par des impératifs de sécurité. « En octobre 2020, des fissures sont apparues sur trois travées de la nef, notamment entre le massif occidental et la nef. Des fissures assez importantes, traversantes, qui étaient le symptôme d’un mouvement du massif occidental et d’une désolidarisation des éléments », explique Stéphane Tissier, chef de département à l’Oppic (Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture), qui assure la maîtrise d’ouvrage du chantier. Mais quelle est la cause de ces fissures soudaines ? La question est d’autant plus sensible que les dommages sont apparus lors de la construction d’un parking souterrain de cinq niveaux, à proximité de la cathédrale. Pour le réaliser, il a fallu creuser jusqu’à 18 mètres de profondeur au pied de l’édifice.

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Après Monet, le paysage irrigué par l’histoire

Le Musée Marmottan Monet invite les visiteurs à explorer, à travers une brillante sélection d’œuvres, la richesse contemporaine du genre du paysage. Paris. Au XXe siècle, la peinture de paysage se fait peinture d’histoire. Ou plutôt, écrit l’historien de l’art Pierre Wat dans le riche catalogue de l’exposition du Musée Marmottan Monet dont il est le commissaire, entre ces deux genres, « un lien que l’on pensait défait [s’est] noué autrement ». Le premier exemple qu’il donne dans le parcours est celui des Nymphéas peints par Claude Monet à partir de 1914, en citant les mots de l’artiste au critique d’art Arsène Alexandre : « Il y a des Français qui combattent ; je ne peux que peindre, il faut que je fasse ce que je puis faire. » Partant du dispositif des panoramas immersifs donnant au public l’illusion d’assister aux grandes batailles, il crée, pour célébrer l’armistice du 11 novembre 1918, les « aquariums » de l’Orangerie offrant au visiteur « l’asile d’une méditation paisible ». Ce faisant, il « retourne comme un gant » la vision de l’histoire, observe Pierre Wat.

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Franco : une vente aux enchères embarrassante

Alors que l’État espagnol a récupéré une résidence de Franco, ses héritiers proposent 689 lots de mobilier et d’objets historiques. Madrid. Le 27 octobre, les héritiers de Francisco Franco mettront aux enchères, à Madrid, 689 lots provenant du Pazo de Meirás, l’ancienne résidence estivale du dictateur à Sada, en Galice. Selon le catalogue de la maison Magna Art Auctions, des meubles anciens, porcelaines, tableaux et portraits seront livrés aux enchères, un peu plus de sept mois après que le Tribunal suprême a définitivement reconnu l’État espagnol propriétaire du domaine.

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Olivier Galzi : « Au lieu de parler de dépenses, il va falloir parler de recettes »

Avec une dette consolidée de 216 millions d’euros, la Ville d’Avignon est dans une situation critique. Le nouveau maire d’Avignon détaille une politique culturelle sous tension entre économies et grands projets. Olivier Galzi, 54 ans, journaliste et ex-présentateur du Journal de France 2 puis de rendez-vous d’informations sur la chaîne LCI, a été élu maire d’Avignon (Vaucluse) sans étiquette en mars 2026, face à l’union du Parti socialiste et de La France insoumise. Il préside aussi la communauté d’agglomération du Grand Avignon depuis juin. Le fait pour la ville d’Avignon d’avoir été placée par l’État dans le réseau d’alerte sur les finances locales va-t-il affecter son budget culture ? La culture, c’est presque 44 millions d’euros dans le budget primitif 2026, mais nous avons des contraintes. L’État continue à réduire ses dotations et j’hérite de finances catastrophiques. Sans action corrective, on éteint la lumière dès 2028, il n’y aura plus d’argent pour la culture et plus d’argent pour rien. C’est-à-dire ? La Ville dépense structurellement plus qu’elle ne gagne.

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Le frisson Frydman

La galerie Dutko expose les récents « États d’âme » de Monique Frydman. Paris. Dans les années 1990, Monique Frydman (née en 1943) travaillait ses tableaux à l’envers. Elle disposait au sol des cordes imprégnées de pigments, y apposait la face de la toile vierge et écrue, et les cordes dessinaient des motifs. Elle les retournait et découvrait alors des lignes vibrantes, des entrelacs, des volutes, des nœuds. Ce travail avait donné lieu, en 1995-1996, à la formidable et mémorable exposition « Les dames de nage » présentée au Musée des beaux-arts de Caen. Depuis, l’artiste a conservé sa technique mais inversé son processus de création. Et devant ses œuvres, datées de 2023 à 2026, présentées à la galerie Dutko, on se demande toujours comment elle les réalise. En fait, elle place sa toile imbibée d’eau à plat sur le sol et dessine, à l’aide de gros blocs ou bâtons de pigments, des formes qu’elle recouvre ensuite en partie avec de la fleur de pastel, manière de saupoudrer de la légèreté. Si les figures obtenues ont parfois des accointances avec des figures géométriques, carrées, rectangulaires, aucune de ces formes n’est définie, assure l’artiste.

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Massimiliano Gioni : « La force de la communauté est ce qui crée des musées »

Le curateur et directeur artistique reconnu, récemment promu à la direction du New Museum, livre son analyse des enjeux auxquels font face les musées américains. Figure centrale du New Museum, le critique et commissaire italien Massimiliano Gioni (53 ans), qui a notamment dirigé la 55e Biennale de Venise (2013), succède à Lisa Phillips à la tête du musée new-yorkais. L’institution a doublé au printemps ses espaces d’exposition, à un moment où les musées américains interrogent leur modèle, leur rôle civique et leur capacité à prendre des risques. Vous étiez déjà directeur artistique du New Museum. Qu’est-ce qui change en devenant directeur ? C’est une progression naturelle : je connais le bâtiment et l’équipe de l’intérieur. Mais [en devenant directeur], tout devient votre travail. J’aime cette devise d[u commissaire d’exposition] Harald Szeemann : « de la vision au clou ». L’argent devient une préoccupation beaucoup plus importante. Avant, dans mon esprit, il payait les expositions ; maintenant, il paie des personnes, des emplois, et beaucoup d’autres choses. Comment grandir sans perdre agilité et goût du risque ?

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Les enchères parisiennes voient grand

Des collections prestigieuses et des estimations nettement relevées donnent le ton des ventes organisées pendant Art Basel Paris. Paris. Après avoir réalisé un total de 192 millions d’euros l’an dernier, pour une estimation d’environ 129 millions, Christie’s, Sotheby’s et Artcurial, rejoints par Phillips, espèrent récolter entre 227 et 319 millions d’euros lors des ventes aux enchères organisées en marge d’Art Basel Paris (23-25 octobre). Ces montants pourraient encore évoluer : libérées des délais d’impression grâce aux catalogues en ligne, les maisons de ventes peuvent intégrer tardivement une œuvre, y compris de grande valeur, ou en ôter. Ces ambitions renforcées et les nombreuses collections proposées témoignent ainsi de la confiance des vendeurs dans ce rendez-vous, jugé propice à la mise sur le marché de leurs œuvres.

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La malédiction des objets précieux

Vols. Il y a un an, le 19 octobre, deux individus cagoulés s’introduisaient dans la galerie d’Apollon du Louvre grâce à une simple nacelle élévatrice, et en repartaient avec huit bijoux de la Couronne pour un montant estimé à 88 millions d’euros. Les quatre membres présumés du commando ont été arrêtés et placés en détention provisoire. Très présente dans les médias en octobre et novembre 2025, la procureure de Paris, Laure Beccuau, ne s’est plus exprimée depuis janvier, indiquant à l’AFP que les interrogatoires des suspects n’avaient pas fourni de nouvelles pistes décisives pour retrouver les bijoux. Il y a fort à craindre qu’on ne les retrouve jamais, comme l’épée du sacre de Charles X volée en décembre 1976 (un autre triste anniversaire) exactement au même endroit que les bijoux dérobés et dans des conditions similaires.

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L’Escurial rouvre ses musées après une décennie de fermeture

Madrid. Les musées de peinture et d’architecture de l’Escurial, près de Madrid, ont rouvert le 2 octobre après plus de onze ans de fermeture. L’organisme public Patrimonio Nacional a consacré 3,1 millions d’euros à leur refonte, financée en grande partie par des fonds européens. Le nouvel accrochage du Musée de peinture, comprenant une centaine d’œuvres, adopte une lecture chronologique des collections royales. Ce parcours prend place au sein du monastère royal de San Lorenzo de El Escorial, vaste ensemble du XVIᵉ siècle édifié sous Philippe II, qui réunit palais, monastère, basilique, bibliothèque et panthéon royal.

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