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Arts et cultures

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Arts et cultures

La recette d’art d’Alain Passard : l’union surréaliste d’une poire et d’un céleri

« Une boule de bois marquée d’un creux féminin est suspendue, par une fine corde à violon, au-dessus d’un croissant dont une arête effleure la cavité. Le spectateur se trouve instinctivement forcé de faire glisser la boule sur l’arête, ce que la longueur de la corde ne lui permet de réaliser que partiellement. »C’est par ces mots que Salvador Dalí décrit en décembre 1931, dans la revue Le Surréalisme au service de la révolution, la Boule suspendue qu’Alberto Giacometti vient de concevoir. Coll. et © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. GrandPalaisRmn / Philippe Migeat, Christian Bahier / © Succession Alberto Giacometti / ADAGP, Paris 2026

Beaux Arts·
Arts et cultures

Moteur imaginaire

Accueil Arts Moteur imaginaire Arts “Moteur imaginaire”, au centre d’art Large : une première exposition joliment carrossée Niché dans l’ancien bastion des usines Renault, le nouveau lieu culturel du Grand Paris dédie son premier événement à la voiture, avec une casting d’artistes impressionnant. À découvrir jusqu’au 7 mars. S'abonner pour voir la note « Analog Pits », de Bianca Bondi, 2026. Collection de l’artiste (œuvre produite pour l’exposition). Courtesies Bianca Bondi et mor charpentier, Paris-Bogota/ADAGP, Paris 2026/Photo Aurélien Mole Par Olivier Granoux Réservé aux abonnés Publié le 17 octobre 2026 à 09h30 Le Large, nouveau centre d’art contemporain à Boulogne-Billancourt, joue la carte de la transition en insérant son histoire dans celle de son lieu de résidence. Installé sur l’île Seguin, longtemps bastion des usines Renault, le Large a ainsi logiquement thématisé son premier rendez-vous avec le public autour de l’automobile. Symbole de liberté et d’innovation, la voiture cristallise aussi nombre de sujets de société : le travail à la chaîne, l’immigration ou l’écologie.

Télérama·
Arts et cultures

“American Teen” : l’adolescence sublimée par Joseph Szabo

Le photographe américain a capturé la jeunesse des années 1970 avec un regard empreint de mélancolie. Pourquoi l’adolescence fascine-t-elle à ce point les photographes ? À question con, réponse évidente : quoi de plus normal que ce paradoxe-là ? Celles et ceux qui fixent quelque chose sur pellicule ne cherchent qu’à immortaliser ce qui fuit. Et la qualité de l’adolescence, c’est précisément de ne pas vouloir.

Les Inrocks·
Arts et cultures

Le musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine fait revivre une exposition charnière de la Belle Époque

Jusqu’au 10 janvier 2027, le musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine met en lumière l’exposition qui s’est tenue en 1905 dans la galerie d'Eugène Blot. Les œuvres de la sculptrice étaient alors mis en dialogue avec celles de l’artiste allemand Bernhard Hoetger. ​​​​Connaissez-vous Bernhard Hoetger (1874-1949) ? Au début du XXe siècle, cet artiste allemand était exposé aux côtés de Camille Claudel (1864-1943), alors au sommet de son art, à la galerie du marchand, fondeur, éditeur et collectionneur Eugène Blot à Paris. Avec l’aide du Paula Modersohn-Becker Museum de Brême et de l’Alte Nationalgalerie de Berlin, le musée Camille Claudel de Nogent-sur-Seine ressuscite cette étape charnière de 1905 dans la carrière des deux artistes dans une exposition inédite qui se déroule jusqu’au 10 janvier 2027.

Connaissance des Arts·
Arts et cultures

Au musée de la Chasse et de la Nature, l’appel de la forêt de Lionel Sabatté

Une branche d’olivier mort à l’hiver 1954 prolonge la tête d’un cerf en bronze, plantée au milieu de la cour du musée de la Chasse et de la Nature. Ce bout de bois ne nous est pas inconnu : lorsque nous avions rencontré Lionel Sabatté dans son atelier au printemps dernier, l’artiste nous l’avait montré parmi les innombrables – et saugrenues – matières qu’il conserve : de la poussière de roche volcanique à de la terre de Lascaux, en passant par des peaux mortes. Ces résidus de matière organique sont pour lui comme les couleurs d’une improbable palette. Intitulée Mort fertile, la sculpture placée dès l’entrée de sa nouvelle exposition, raconte ce moment « peu montré dans l’art », dit-il, où l’animal perd ses bois. Et si un arbre pouvait ensuite y pousser ? De cette « leçon de la nature », l’artiste en tire un horizon esthétique : « la construction par la perte », résume-t-il. Pour Amélie Adamo, commissaire de l’accrochage, c’est « l’idée d’une ambiguïté entre animal, paysage, humain » qui est affirmée dès l’entrée. Dans le sillage de l’anthropologue Philippe Descola, qui décloisonne nature et culture, le travail de Lionel Sabatté « repense à l’horizontal notre rapport au vivant. »

Beaux Arts·
Arts et cultures

Au musée d’Orsay, les madones modernes de Mary Cassatt réinventent les Vierges à l’Enfant de la Renaissance

Incarnation de la « Modern Woman », célibataire et sans enfant, Mary Cassatt n’en voue pas moins une partie de son œuvre au motif des mères à l’enfant. Des maternités modernes, héritières des Madones de la Renaissance et du baroque, mais qui parlent de son temps. « La source d’inspiration de Miss Cassatt, c’est la femme et l’enfant », affirme André Mellerio dans le catalogue de la deuxième exposition de l’artiste à la galerie Durand-Ruel, en 1893, au point que les critiques d’art la surnomment désormais la « peintre de la Madone moderne ». L’année précédente, Georges Lecomte l’avait déjà qualifiée d’artiste de « la Sainte Famille moderne ». Affranchie des conventions, vivante image de la « modern woman » décrite par Henry James en 1880-1881 dans son feuilleton devenu roman, Portrait de femme, l’artiste s’emploie en effet à célébrer femmes et bambins tout au long de sa carrière. Un aspect de son œuvre à découvrir au musée d’Orsay jusqu’au 31 janvier 2027.

Connaissance des Arts·
Arts et cultures

« Le ventre de Paris » ressuscité à Saint-Eustache par une installation monumentale du Prix Rubis Mécénat avec les Beaux-Arts de Paris

Lauréat de la 6e édition du Prix Rubis Mécénat, Rémi Marcel, jeune diplômé des Beaux-Arts de Paris, a imaginé une installation sculpturale pour l’église Saint-Eustache, en lien avec l’architecture du lieu et l’histoire du quartier. À voir jusqu’au 29 novembre. Si les interventions contemporaines sont légion dans les édifices patrimoniaux, rares sont les artistes qui parviennent à les habiter avec tant de justesse. Dans le cadre du Prix Rubis Mécénat, Rémi Marcel a investi avec subtilité l’église Saint-Eustache. Organiques et minérales, deux sculptures-colonnes se font face. En écho au passé nourricier du quartier des Halles, du blé germe au pied de l’une. Moulée dans le plâtre, l’autre semble être l’empreinte de la première, métaphore du temps qui façonne la terre et l’architecture.

Connaissance des Arts·
Arts et cultures

Dix films qu’on aurait préféré ne jamais voir sur les plateformes

Accueil Cinéma Cinéma Une sélection 100 % hélas qu’on ne vous recommande vraiment pas. À fuir de toute urgence, sauf à vouloir (é)prouver que le ridicule ne tue pas. Bérénice Bejo dans « Sous la Seine », de Xavier Gens, navet français farci au requin surgi de l’eau peu avant les JO 2024. Par Sébastien Mauge Réservé aux abonnés Publié le 16 octobre 2026 à 17h55 Il n’y a pas que des chefs-d’œuvre sur les plateformes. À Télérama, nous sommes bien placés pour le savoir : passer au tamis les catalogues de Netflix, Prime Video, Disney+, Apple TV et consorts pour dégoter les meilleurs films est une de nos missions. Pour quelques pépites (The Power of the Dog, Bottoms, Répétition générale, The Tragedy of Macbeth…), combien de longs métrages quelconques sortis et aussitôt engloutis dans les flots intarissables d’une production exponentielle ? C’est le jeu du streaming, pour plaire à tout le monde et encourager tous les abonnés à se ruer sur leur télé. Loin de nous l’idée de s’en plaindre. Mais lorsque l’arnaque est trop évidente, que l’esthétique toc et les Cet article est réservé aux abonnés S'abonner, 9,99€ 2,99€/mois pendant 1 an sans engagement, résiliable à tout moment Déjà abonné ?

Télérama·
Arts et cultures

À Besançon, l’exposition « Ni Dieu ni maître ! Arts et anarchie » perd son titre à la demande du maire LR

« Ni Dieu ni maître ! »… À moins qu’un maire s’en mêle. Présentée à La Piscine de Roubaix depuis le 10 octobre, l’exposition « Ni Dieu ni maître ! Arts et anarchie de Courbet à Banksy », qui explore l’évolution des liens entre les artistes et l’anarchisme, sera sobrement rebaptisée « L’Art en liberté. De Courbet au street art » lors de sa deuxième étape au musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon, en février 2027. Une décision de la municipalité de droite qui suscite de nombreuses réactions. La flamboyante formule libertaire, héritée du révolutionnaire Auguste Blanqui, qui résume le rejet de la domination et donc de toute autorité politique, religieuse ou sociale, n’a pas résisté à la volonté du maire LR de Besançon, Ludovic Fagaut, qui a succédé à une municipalité de gauche en mars. L’édile jugeait l’accroche trop provocatrice. Une tentative de censure dans un berceau de l’anarchisme ? « On a demandé au musée une communication plus neutre, une façon d’exposer plus neutre. » « On ne veut pas qu’il y ait une dimension politique derrière le titre, qu’il soit clivant.

Beaux Arts·
Arts et cultures

The Strokes, Les Femmes s’en mêlent, Sébastien Lifshitz… voici l’agenda de la semaine !

Mais aussi un concert d’Osei Korankye à la Fondation Cartier, une rétrospective Robert Guédiguian à la Cinémathèque française, le Swim Festival à La Rochelle… c’est l’agenda de la semaine du 19 octobre 2026 ! Dans le cadre de sa nocturne gratuite du vendredi, la Fondation Cartier qui expose ce mois-ci l’artiste ghanéen Ibrahim Mahama (Le Temps des récoltes) organise un concert d’Osei Korankye, virtuose du seperewa, instrument emblématique de la culture Akan. Une récolte féconde à prévoir.

Les Inrocks·
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Picabia par Anne Berest : « Ce nom accolé au mien me semble aussi irréel que ce métier de commissaire que j’exerce pour la première fois »

Chaque vendredi, découvrez un épisode de notre série littéraire de la rentrée par Anne Berest, « Francis Picabia, ouvrir les portes de la nuit ». Après la découverte dans l’enfance de cet aïeul énigmatique puis l’enquête menée à l’adolescence, l’écrivaine racontait la semaine dernière comment elle s’est décidée à entreprendre un voyage initiatique sur les pas de Picabia. Pour ce dernier épisode, elle revient sur la genèse de l’exposition qu’elle lui consacre actuellement à Milan, point (pas tout à fait final) d’une longue quête identitaire. Nous sommes en octobre 2026. Sur mon bureau, une pile de cartons d’invitation fraîchement imprimés. Leur odeur d’encre flotte dans la pièce. Au recto, un tableau, Lano. Une œuvre de 1938, d’une modernité troublante. C’est le tableau qui a été choisi pour annoncer l’exposition : « Francis Picabia. Aprire le porte della notte », à Milan. Au verso, mon nom :

Beaux Arts·
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À Bordeaux, UGC marche sur les pieds du Fifib : une affaire aux airs de représailles qui inquiète pour l’avenir

Accueil Cinéma Cinéma Le Festival international du film indépendant de Bordeaux a mis fin au partenariat avec UGC après l’entrée de Canal+ au capital du groupe. Celui-ci organise en novembre un événement concurrent, et aurait fait pression sur les distributeurs de films. L’équipe du Fifib a dénoncé la stratégie d’UGC, qu’elle compare aux méthodes agressives de « la grande distribution ». Photo Stéphane Mouchmouche/Hans Lucas via AFP Par Hélène Marzolf, Mathilde Blottière Réservé aux abonnés Publié le 16 octobre 2026 à 16h00 À Bordeaux, UGC vient de déclarer officiellement ouvert le festival des coups bas. Le groupe, troisième plus gros réseau de salles de cinéma français après Pathé et CGR, a décidé de lancer dans la capitale girondine un festival concurrent du Festival international du film indépendant (Fifib) qui, lui, s’apprête à célébrer sa quinzième édition, du 2 au 7 novembre — après avoir attiré vingt mille spectateurs en 2025. « The Big Screen », qui se présente comme une programmation éclectique de « films cultes » et d’avant-premières, se tiendra du 2 au 8 novembre dans les trois cinémas UGC de Bordeaux (Gambetta, Talence, Bassins à flots). Mêmes dates, même tarif et…

Télérama·
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Les “Iris” de Monet sortent de l’ombre : l’histoire d’“un tableau qui redéfinit la notion de tableau”

Accueil Arts Arts VIDÉO – Pour la première fois et pour quelques jours seulement, du 16 au 22 octobre, cette toile superbe longtemps gardée privée sera présentée à la galerie Sotheby’s, avant d’être vendue aux enchères. On l’a vue en compagnie d’une spécialiste. Par Pierrick Allain Publié le 16 octobre 2026 à 15h35 Quatre jours seulement pour admirer pour la première fois (et la dernière ?) une toile monumentale de Claude Monet restée invisible du grand public durant des décennies. Il faut se presser donc à la galerie Sotheby’s à Paris pour la voir du 16 au 22 octobre avec d’autres toiles fabuleuses de Cezanne, Redon ou Bonnard avant leur mise en vente aux enchères. Puis le dernier soir, ce sera le verdict. À quel montant s’envoleront les Iris de Claude Monet ? Et pour où ? L’estimation de départ se situe entre 22 et 30 millions d’euros. Dans cette vidéo, on vous raconte l’histoire de cette œuvre magistrale, peinte vers 1924-1925 à Giverny dans le fameux jardin du maître des impressionnistes. La toile (environ 160 × 190 cm) est acquise en 1958 par la galeriste d’art Katia Granoff avec le soutien financier de Jeanne Schlumberger, épouse de l’industriel Marcel Schlumberger.

Télérama·