Des scientifiques testent un vaccin contre un fléau de santé publique : l’intoxication alimentaire - Science et vie
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Pour la plupart des personnes, une intoxication alimentaire prend fin lorsque les troubles digestifs s’arrêtent. Mais pour certaines, ces premiers jours épouvantables ne sont que le début. Chez celles-ci, les douleurs abdominales chroniques, les diarrhées et parfois la constipation peuvent se prolonger pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, après l’élimination du pathogène. Cette maladie est connue sous le nom de syndrome de l’intestin irritable post-infectieux. Selon des estimations conservatrices, une personne sur dix au moins en serait atteinte après une infection intestinale. Ce risque a revêtu une nouvelle importance à la suite d’une série d’infections d’origines alimentaires liées à la laitue, aux myrtilles surgelées, à certaines graines germées, aux œufs et aux piments jalapeños. Un foyer d’infections à Cyclospora attribué à de la laitue iceberg comptait, à lui seul, 13 000 personnes. Depuis des décennies, les scientifiques tentent de découvrir les causes de ce syndrome (et des solutions). De plus en plus, leurs recherches désignent non pas un coupable unique, mais des modifications durables dans plusieurs systèmes interconnectés.
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