À la BnF, une expo met en lumière la richesse de l’œuvre graphique de Louise Bourgeois
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Voilà près de 20 ans qu’une exposition n’avait pas été consacrée à Louise Bourgeois (1911–2010) dans une institution publique, depuis sa dernière rétrospective à Beaubourg en 2008, peu de temps avant sa disparition. Rien que pour cette raison, « Extrême tension », qui réunit pour la première fois les fonds de la Bibliothèque nationale de France et du Centre Pompidou, vaut le détour. Mais surtout, l’exposition permet aussi de redécouvrir un pan méconnu de l’œuvre de l’artiste, célèbre du grand public pour ses « Mamans », ces impressionnantes sculptures d’araignées aux gigantesques pattes filiformes disséminées aux quatre coins du monde. Ses dessins et ses gravures, qui constituent la source de son travail, ont en effet longtemps été éclipsés par ses créations monumentales.
« Les dessins sont des pensées-plumes, ce sont des idées que j’attrape au vol et que je mets sur du papier. Toutes mes pensées sont visuelles », expliquait Louise Bourgeois.
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