
Devant le tribunal pour les enfants confiés à des «familles à rabais»
A. D.* était la prof de la petite de cinq ans, elle a été catapultée famille d’accueil. Et là, vu que le dernier de ses quatre enfants avait 10 ans, elle a dû tout racheter. «On a acheté des jouets, du linge, des lits, des bancs d’auto, tout ce qu’il fallait, on n’avait plus rien! Il a aussi fallu changer d’auto, on était huit et notre minivan avait sept places...»On lui a dit: «pas grave, quand vous serez accrédités officiellement comme famille d’accueil de proximité, on va tout vous rembourser». Ça devrait prendre six mois, ça en a pris plus. Alors, pour «respecter les délais, ils ont écrit sur les documents officiels qu’ils étaient arrivés en août, alors qu’ils étaient arrivés en février. Et ils nous ont remboursé juste les dépenses à partir du mois d’août.» Une différence de milliers de dollars dont elle n’a jamais revu la couleur. Si elle avait été une famille d’accueil dite «régulière», donc approuvée d’avance, on lui aurait donné «un trousseau, des vêtements, des jouets», un kit de départ pour s’occuper des enfants sans avoir à tout payer de sa poche. Elle aurait aussi eu accès à des services, à de l’accompagnement clinique, à des activités parascolaires.
















