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Travaux de réparation du 17 au 19 octobre sur le pont Mercier

Travaux et CirculationDécouverte d'une fissurePhoto: Archives NéomédiaLe péage sur l'autoroute 30, en direction ouest, demeurera suspendu pendant la période de pointe matinale, la semaine, soit de 5 h 30 à 9 h 30, jusqu'à la levée complète des entraves06h0017 octobre 2026Par Marie-Claude Pilon, JournalisteLe ministère des Transports et de la Mobilité durable informe la population que les interventions requises pour réparer la poutre fissurée sous la structure aval du pont Honoré-Mercier (en direction de Montréal) seront réalisées du 17 au 19 octobre. Pendant ces travaux, une seule voie sera disponible dans chaque direction. Une fois les réparations terminées, l'ensemble des voies de circulation sera remis en service. Tout est mis en œuvre afin que cette réouverture puisse avoir lieu le plus rapidement possible.

Néomédia·
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Un homard couleur barbe à papa!

Le homard d’une couleur rare trouvé par Paul Gallant . Photo : Fournie ActualitésLe District scolaire Nord-Est forcé de se tourner vers les enseignants non brevetés vendredi 16 octobre 2026

Acadie Nouvelle·
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Faire parler les silences de l’histoire

Il y a les non-dits, les silences assourdissants, les trous dans l’histoire familiale. Autant d’échos à la mémoire malmenée, enfouie, exhumée puis maquillée de l’histoire de la Russie et de son incarnation précédente sous les habits de l’Union soviétique. Des thèmes qui sont abordés avec finesse dans À voix haute, le deuxième roman de la traductrice et comédienne franco-russe Polina Panassenko (déjà lauréat du prix littéraire Le Monde, et toujours présent dans la sélection du prix Femina). Née à Moscou, mais arrivée en France avec ses parents à l’âge de 4 ans, la narratrice d’À voix haute nous raconte la façon dont elle a renoué avec la « mère patrie ». Une année, pour les vacances de Noël, au début de son adolescence, son père l’envoie passer deux semaines chez son grand-père, à Moscou. Puis, à 20 ans, rêvant de devenir comédienne, elle décide de retourner en Russie pour étudier au (fictif) Théâtre national de Moscou — une expérience qui lui donnera l’occasion de confronter ses fantasmes à la réalité.

Le Devoir·
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Visionner «NAZA», c’est agir

Il s’est dit beaucoup de choses, durant la dernière décennie, sur la liberté d’expression. Aujourd’hui, on verra qui étaient les tristes clowns du « on ne peut plus rien dire », et qui défendaient des principes sérieux. Le test, c’est NAZA. NAZA, c’est le documentaire coréalisé par les journalistes israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor, coproduit par The Guardian, et construit autour d’entrevues menées avec des militaires des Forces de défense israéliennes (IDF, ou Tsahal) ayant participé aux bombardements de Gaza depuis 2023. NAZA est un important test de liberté d’expression, parce que, dès sa première, en septembre, au Festival international du film de Venise, le documentaire a été attaqué. À la fin de cette première diffusion, les spectateurs se sont levés pour applaudir l’œuvre durant 25 minutes sans interruption — un record dans l’histoire du festival. Ces 25 minutes étaient 25 minutes de trop. Le premier ministre d’Israël, Benjamin Nétanyahou, en a d’emblée parlé comme une d’« incitation à l’antisémitisme mondial », qu’il a qualifié « d’intolérable ».

Le Devoir·
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Des nouvelles du front jeunesse

Je passais devant la franchise de sandwichs américains. La jaune et vert, là. Celle qui tapisse notre paysage et l’ensemble de nos villages et que l’on retrouve fidèlement dans tous les quartiers, comme une église. Il faisait noir, il pleuvait et je marchais vers le bar où je participais à une soirée d’humour. J’imaginais mon fils de 15 ans, tout frais, à peine catapulté dans la vie, entrer dans la sandwicherie éclairée aux néons. Les bacs de viandes froides, les pains manufacturés attendant leur tour, et mon fils avec son CV. Il se cherche une job. Une troisième. Il garde les fils de mes amis, il est porteur d’eau pour une équipe de football universitaire, mais il veut aussi faire quelques heures en plus. On l’encourage, c’est son initiative. Son père et moi, on a tout fait pour que nos enfants soient le plus autonomes possible. Qu’ils sachent laver une salle de bain et faire leurs lunchs, qu’ils soient capables d’appeler chez le médecin, imprimer un CV, apprendre par cœur un numéro d’assurance sociale. Ils sont encore jeunes, mais ils sont débrouillards. Parfois, je les trouve même trop indépendants.

Le Devoir·
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Juste une partie de football

Le 8 décembre 1980, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre affrontaient les Dolphins à Miami. C’était un lundi soir. Il restait trois secondes à l’horloge et les Patriots, tirant de l’arrière 10-13, se préparaient à botter le placement égalisateur. C’est alors que le commentateur Howard Cosell interrompit la description du match pour prononcer ces mots : « We have to remember this is just a football game, no matter who wins or loses… » (« Il faut se rappeler que c’est juste une partie de football, peu importe qui gagne ou perd… »)Une remarque très peu « cosellienne », songea, à trois fuseaux horaires de là, l’écrivain Ken Kesey, auteur du célébré Vol au-dessus d’un nid de coucou. Kesey jetait un coup d’œil au match du lundi soir pendant qu’une paire de canards sauvages tirés par ses fils sur l’étang de la ferme familiale, en Oregon, mijotaient au four. Cosell annonça alors à l’Amérique que John Lennon venait d’être abattu, à Manhattan, de deux balles dans le dos. 1980 : un déséquilibré avait sonné la fin de l’ère psychédélique, comme le comprit intuitivement le héros d’Acid Test de Tom Wolfe. C’était avant les chaînes d’information en continu.

Le Devoir·
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La Basse-Ville de Québec gagne en hauteur

Après des décennies de surplace, le boulevard Wilfrid-Hamel, à Québec, a emprunté la voie rapide de la densification. Des bâtiments imposants ont surgi le long de cette artère reliant le Centre Vidéotron à l’aéroport Jean-Lesage. Une tour d’habitation de 40 étages est à l’étude. Si le projet va de l’avant, il s’agira de la plus haute tour de la capitale. Le paysage bigarré du boulevard Wilfrid-Hamel est typique des strips, ces rues principales nord-américaines avec leurs stations d’essence et leurs chaînes de restauration rapide. Un détaillant de stores verticaux y côtoie un minigolf, un bar laitier de style polynésien et… les bureaux du Parti libéral du Québec. Cet axe mal-aimé a été modelé par le flot automobile qui a déferlé sur la capitale au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. « C’était l’époque où l’on entrait dans les villes par les anciens chemins de rang », observe le codirecteur général de l’organisme Vivre en ville, David Paradis. « On y construisait toutes sortes de commerces qu’on ne voulait pas au cœur des villes. » Ses demeures rurales du XVIIIe siècle sont disparues depuis longtemps.

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Gisèle Lamoureux, à la défense de la tourbière de Blainville

Une fois par mois, Le Devoir d’éducation vous propose des contributions enrichissantes, qu’elles proviennent de chercheurs, de praticiens du milieu de l’enseignement ou d’autres personnes qui ont réfléchi à l’état de notre système d’éducation. Si Gisèle Lamoureux ne se considérait pas comme une militante par nature, le projet d’expansion du site d’enfouissement de Stablex l’aurait certainement empêchée de dormir. La botaniste à qui l’on doit la Loi sur les espèces menacées et vulnérables (1989) aurait rué dans les brancards, à coup sûr, en apprenant qu’aucun inventaire biologique de la grande tourbière de Blainville n’a été réalisé avant qu’on donne le feu vert à Stablex pour enfouir 8 millions de tonnes de déchets dangereux. Cette chevalière de l’Ordre national du Québec « en amour total avec la Nature du pays québécois », racontait l’ethnohistorien Michel Lessard dans une lettre ouverte publiée à son décès, se sentait une responsabilité morale par rapport aux plantes menacées et un devoir face à la vie.

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Le combat de parents pour rapatrier le corps de leur fils mort sur le front en Ukraine

Adopté en Russie à l’âge de dix mois par un couple de Français, Alexis est mort en avril 2025 en combattant l’armée russe, en Ukraine. Son corps est toujours sur le champ de bataille et ses parents veulent le ramener à la maison. Coûte que coûte. C’est dans un groupe Instagram que Jean-Philippe a appris la mort de son fils, parti combattre en Ukraine et dont le corps est toujours là-bas. Pas d’appel téléphonique ni d’officier de l’armée sur le pas de la porte. Seulement une photo et un message en anglais publiés sur le profil d’un soldat de la Légion internationale : « Repose en paix. » Ce jour d’avril 2025, le monde s’est effondré pour cette famille française. Sans nouvelles de son fils depuis une semaine, le père de famille scrutait des heures durant l’écran de son téléphone intelligent à la recherche d’un signe de vie. Alexis avait prévenu qu’il partait en mission avec son unité. La première et la dernière. Le jeune homme avait 23 ans. Il a perdu la vie le 14 avril, dans la région de Zaporijjia, fauché par l’artillerie russe.

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Combien coûte une épicerie équilibrée à Montréal?

Une alimentation saine demeure hors de portée pour plusieurs familles à Montréal. Une épicerie équilibrée de base coûte environ 293 $ par semaine pour une famille de deux adultes et deux enfants, soit environ 10,47 $ par personne par jour. La dernière mise à jour du Panier à provisions nutritif et économique (PPNE), un outil de mesure du coût de l’épicerie développé par l’organisme montréalais Alima, montre une hausse générale de 1 % du coût de l’épicerie entre juillet 2025 et juillet 2026. Le prix par personne a atteint un sommet cette année au mois d’avril, à environ 10,57 $ par personne. En un an, pour une famille de deux adultes et deux enfants, il s’agit d’une augmentation annuelle d’environ 125 $. Cette stabilité en coût peut sembler une bonne nouvelle, mais il faut se rappeler que le PPNE a vu son prix bondir après la pandémie, remarque Julie Paquette, directrice générale de l’organisme Alima. « Pour une famille de quatre personnes, 293 $ par semaine, ou un peu plus de 15 000 $ par année, ça demeure inaccessible pour les budgets disponibles de certaines familles, souligne-t-elle en entrevue au Devoir.

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Les 7 clés du succès

Le 5 octobre dernier, Paul St-Pierre Plamondon a perdu deux députés ayant fait leurs preuves, à qui il avait déjà réservé une place dans son Conseil des ministres. Et il devra en sacrifier un autre afin de pourvoir le poste de président de l’Assemblée nationale. En 2012, le libéral Jacques Chagnon, qui occupait cette fonction depuis un peu plus d’un an, s’était fait un plaisir de la conserver. Le gouvernement minoritaire de Pauline Marois avait donc pu conserver tous ses effectifs. Cette fois-ci, les partis d’opposition ne feront pas cette faveur au nouveau premier ministre. La collaboration montre déjà ses limites. Théoriquement, rien n’interdit de confier le poste à un néophyte, comme René Lévesque l’avait fait en 1976 en désignant Clément Richard (qui s’en serait bien passé). En rétrospective, cette nomination apparaît presque renversante. Arbitrer les débats est loin d’être une sinécure, de sorte qu’un minimum d’expérience parlementaire constitue pratiquement un prérequis. La situation actuelle n’est pas sans rappeler celle de 1976. Des 71 élus péquistes d’alors, seuls 11 avaient déjà siégé à l’Assemblée nationale, et M.

Le Devoir·
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Le cadeau du métro

Le 60e anniversaire du métro de Montréal nous renvoie à une époque révolue, où la métropole avait des idées de grandeur et de l’ambition. Il faut revoir les reportages de l’époque, ou encore remonter le fil des souvenirs avec le lectorat du Devoir, pour constater à quel point cet inestimable actif a embelli le visage de Montréal. Ce jalon offre aussi l’occasion de se projeter vers l’avant. Et les réjouissances sont de courte durée. Déficit d’entretien des infrastructures, délabrement des stations, diminution du service après la pandémie, insécurité et incivilités : le métro de Montréal n’est plus cet écrin de luxe qui faisait la fierté de Montréal et qui symbolisait ses ambitions de rayonnement international. Les incivilités et le sentiment d’insécurité frappent l’imaginaire, et ils ne sauraient être tolérés au nom d’une fausse idée de la compassion. Le métro n’est pas un refuge. Il ne devrait pas servir de faux-semblant pour dissimuler la faillite politique que représente la prise en charge de l’itinérance à Montréal. C’est un actif inestimable, indissociable du succès de la lutte contre les changements climatiques et de l’aménagement responsable du territoire.

Le Devoir·
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À l’orée de la mort, Louis-José Houde célébre la vie

À 48 ans, presque 49, père de deux jeunes garçons, Louis-José Houde s’apprête à dévoiler son sixième spectacle, certainement le plus autobiographique de sa carrière, un parcours exceptionnel au cours duquel il aurait vendu 1 479 738 billets ! Pour Et jusqu’à la fin la beauté, l’humoriste s’est donné toute une mission : faire rire en abordant ses déboires avec la maladie d’Alzheimer de sa mère, la proche aidance et le système de santé. « J’ai beaucoup de plaisir à faire le spectacle, tient d’entrée de jeu à préciser l’humoriste. Ça m’a fait énormément de bien de l’écrire, et c’est tout aussi cathartique de le défendre sur scène. Le but, c’est toujours le même que pour mes autres spectacles : faire rire les gens. »En 2018, Angèle, la mère de Louis-José Houde, divorcée depuis quelques années, ayant quitté Brossard pour s’installer à Québec et vivre une retraite faisant la part belle aux arts, reçoit un diagnostic qui vient tout bouleverser. « La maladie n’a pas été foudroyante, explique l’humoriste.

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Les Canadiens préfèrent maintenir les règles environnementales plutôt que de les assouplir

Malgré la guerre commerciale avec les États-Unis, les Canadiens souhaitent maintenir les exigences environnementales du pays plutôt que de les assouplir, comme le propose le gouvernement de Mark Carney avec son projet de loi C-39. Même parmi les électeurs libéraux, l’appui à ces mesures est limité, selon un sondage Léger publié samedi. Deux Canadiens sur trois (66 %) estiment que le Canada devrait maintenir ou renforcer ses exigences environnementales actuelles, et ce, même dans un contexte de guerre commerciale avec les États-Unis. Au Québec, cette proportion est similaire (70 %), montre le coup de sonde commandé par Équiterre et réalisé en ligne du 9 au 12 octobre auprès de 1525 adultes résidant au Canada. « [Mark Carney] n’a pas l’adhésion de la population canadienne pour procéder comme il le fait en matière d’affaiblissement et de contournement des lois et de la réglementation environnementale », affirme Marc-André Viau, directeur des relations gouvernementales chez Équiterre, en entrevue avec Le Devoir.

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Michel Foucault, superstar intellectuelle

Né il y a exactement un siècle, le philosophe et historien Michel Foucault conserve une place unique tout en haut du panthéon mondial des idées. Plus de quatre décennies après sa disparition, il reste l’auteur de sciences humaines et sociales le plus cité dans le monde, plus encore que Pierre Bourdieu, autre géant de la French Theory, grande influenceuse des universités et des mouvements sociaux contemporains. Michel Foucault est même parfois décrit comme théoricien putatif du wokisme. Il est né à Poitiers, en France, il y a tout juste un siècle cette semaine, le 15 octobre 1926. Il est décédé à Paris le 25 juin 1984, devenant l’une des premières personnalités françaises à mourir du sida. « Sa renommée exceptionnelle continue, et je crois que c’est en partie rattaché à ses publications posthumes », dit en entrevue l’uqamien Marc Djaballah, qui est, sauf erreur, le seul professeur de philosophie du Québec spécialiste de l’œuvre de Foucault, sujet de sa thèse de doctorat. Les autres experts se retrouvent dans les départements d’histoire, de sociologie ou de littérature. M.

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Faussaires

J’ai longtemps été un lecteur attentif de l’hebdomadaire américain The New Republic. J’y avais mes journalistes favoris et j’avais repéré une nouvelle signature, aux articles toujours décapants : Stephen Glass. Le scribe s’était par exemple infiltré dans un congrès de jeunes conservateurs chrétiens et il décrivait les libertés que ces ouailles prenaient par rapport aux commandements dictés par Dieu à Moïse. C’était aussi l’époque où Alan Greenspan, le gouverneur de la Federal Reserve, avait remis l’économie sur les rails. Glass avait appris que, dans les entrailles des bureaux d’une grande et florissante banque d’affaires de New York, on avait aménagé une petite pièce où chacun pouvait venir se recueillir devant l’image du grand timonier de la finance. Un temple. Puis il y eut le récit d’un jeune pirate informatique ayant fait chanter une entreprise de logiciels pour s’y faire embaucher. Lorsqu’un journaliste de Forbes voulut faire un suivi sur cette dernière affaire, il ne trouva pas trace de l’existence même de la compagnie. Un doute s’installa au New Republic sur la véracité du travail de Glass. Tout était faux. Et le magazine dut multiplier les retraits, corrections et excuses.

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Trump exempte la Russie de nouvelles sanctions adoptées par le Congrès

Donald Trump a exempté la Russie de nouvelles sanctions prévues dans une loi récemment adoptée par le Congrès, dans un décret publié par la Maison-Blanche vendredi soir, au moment où l’Ukraine redoute d’être lâchée par son allié américain. « J’exempte l’application de telles sanctions, restrictions et droits de douane prévues dans le Graham Act », stipule le texte, invoquant « l’intérêt national des États-Unis ». Le décret fait référence à une loi promulguée à la mi-septembre par le président américain, qui constituait la première action majeure du Congrès contre Moscou depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, tout en laissant au dirigeant républicain une grande latitude pour son application. Ce nouvel arsenal législatif, qui vise en particulier le secteur de l’énergie russe, cible en théorie pour la première fois la flotte fantôme russe, et vise également le président Vladimir Poutine, ainsi que d’autres hauts responsables russes. Il donne en particulier à Donald Trump le pouvoir d’imposer des droits de douane pouvant atteindre jusqu’à 100 % sur les cinq principaux pays importateurs de gaz et de pétrole russes parmi lesquels la Chine et l’Inde.

Le Devoir·