
Gisèle Lamoureux, à la défense de la tourbière de Blainville
Une fois par mois, Le Devoir d’éducation vous propose des contributions enrichissantes, qu’elles proviennent de chercheurs, de praticiens du milieu de l’enseignement ou d’autres personnes qui ont réfléchi à l’état de notre système d’éducation. Si Gisèle Lamoureux ne se considérait pas comme une militante par nature, le projet d’expansion du site d’enfouissement de Stablex l’aurait certainement empêchée de dormir. La botaniste à qui l’on doit la Loi sur les espèces menacées et vulnérables (1989) aurait rué dans les brancards, à coup sûr, en apprenant qu’aucun inventaire biologique de la grande tourbière de Blainville n’a été réalisé avant qu’on donne le feu vert à Stablex pour enfouir 8 millions de tonnes de déchets dangereux. Cette chevalière de l’Ordre national du Québec « en amour total avec la Nature du pays québécois », racontait l’ethnohistorien Michel Lessard dans une lettre ouverte publiée à son décès, se sentait une responsabilité morale par rapport aux plantes menacées et un devoir face à la vie.













