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Visionner «NAZA», c’est agir

·il y a 21 h
Source: Le Devoir
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Il s’est dit beaucoup de choses, durant la dernière décennie, sur la liberté d’expression. Aujourd’hui, on verra qui étaient les tristes clowns du « on ne peut plus rien dire », et qui défendaient des principes sérieux. Le test, c’est NAZA. NAZA, c’est le documentaire coréalisé par les journalistes israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor, coproduit par The Guardian, et construit autour d’entrevues menées avec des militaires des Forces de défense israéliennes (IDF, ou Tsahal) ayant participé aux bombardements de Gaza depuis 2023. NAZA est un important test de liberté d’expression, parce que, dès sa première, en septembre, au Festival international du film de Venise, le documentaire a été attaqué. À la fin de cette première diffusion, les spectateurs se sont levés pour applaudir l’œuvre durant 25 minutes sans interruption — un record dans l’histoire du festival. Ces 25 minutes étaient 25 minutes de trop. Le premier ministre d’Israël, Benjamin Nétanyahou, en a d’emblée parlé comme une d’« incitation à l’antisémitisme mondial », qu’il a qualifié « d’intolérable ».

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