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Arts et cultures

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Paris Auctions Raise the Stakes for Art Basel Week

Paris auction houses are raising their sights for Art Basel Paris (23-25 October). Following combined sales of €192 million last year, against pre-sale estimates of around €129 million, Christie’s, Sotheby’s, Artcurial and Phillips are now targeting between €227 million and €319 million. These figures remain provisional, as online catalogues allow last-minute additions and withdrawals. The increased expectations reflect Paris’s growing importance on the international auction calendar. Between 2019 and 2025, Christie’s and Sotheby’s more than doubled their combined sales during the Paris fair week, compared with growth of 25.7% in London over the equivalent period. Paris now generates three-quarters of London’s total, against less than half in 2019. The shift has been reinforced by the relocation of major sales, including Christie’s “Thinking Italian” and Sotheby’s Surrealist Art auction. Christie’s is offering 478 lots across four sales, estimated at €107 million to €154 million. A major highlight is the Paul Durand-Ruel collection, comprising 62 works valued at €30 million to €43 million.

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What makes a successful Art Basel Paris stand?

As Art Basel Paris prepares for its fifth edition, bringing together more than 200 galleries from some forty countries and territories, dealers face a familiar question: what makes a stand work? One leading gallerist offered a simple formula: play to your strengths, keep the presentation coherent, lead with quality and, above all, give visitors something they were not expecting. Trying to second-guess public taste, she argued, is rarely a winning strategy. The booths taking shape across the fair suggest a few recurring tactics. One is to tap into Art Basel Paris itself. White Cube is showing a painting by Tracey Emin while three of the artist’s monumental bronzes appear on the Parvis des Droits-de-l’Homme. Mennour, meanwhile, has brought works by Mohamed Bourouissa that have also been used in the fair’s promotional campaign. Museum visibility is another powerful selling point. Hauser & Wirth is showing Jenny Holzer’s “Redaction Paintings” as the Musée d’Orsay prepares to open a major retrospective of her work. At White Cube, Ibrahim Mahama’s Nyamuthia (2025-2026, [see ill.]), priced at €100,000, arrives just as the artist is the subject of an exhibition at the Fondation Cartier.

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Art Basel Paris sharpens its strategy at the Grand Palais

Paris. Art Basel Paris returns to the Grand Palais for its fifth edition with 211 galleries, five more than in 2025. The increase remains modest, however, with 183 exhibitors in the main sector compared with 180 last year. Rather than changing scale, the fair is refining its positioning, strengthening its modern-art offering and bringing in around 30 newcomers across its different sections. Nineteen galleries are joining the main sector for the first time, including Petrine and The Pill, both promoted from “Emergence”, while Larkin Erdmann and Luxembourg + Co. reinforce a modern-art segment already represented by established names such as Applicat-Prazan, Karsten Greve, Tornabuoni Art and Acquavella Galleries. At the same time, several regular exhibitors are absent this year, including Dvir, Balice Hertling and a number of international galleries.

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Chambord à travers l’art de la table

Reconstitutions, modélisations 3D et objets précieux mettent en scène quatre moments-clés de l’histoire du château. Chambord (Loir-et-Cher). Quatre tables dressées, quatre repas raffinés pour raconter quatre siècles de pratiques culinaires. À Chambord, ce qui semble relever de la simple mise en scène résulte d’un important travail de recherche et de reconstitution. Pour sa première grande exposition depuis plus de sept ans, le château retrace une histoire de la gastronomie aussi passionnante que complexe à restituer, en raison de sources bien souvent lacunaires. « Le XVIe siècle culinaire, on le connaît très mal », insiste Virginie Berdal devant la première table de ce voyage culinaire : l’interprétation d’un souper que François Ier aurait pu donner en l’honneur de l’empereur Charles Quint, lors de sa venue à Chambord le 18 décembre 1539. « Aucune source ne mentionne cet hypothétique repas, mais ce moment nous permet d’évoquer les arts de la table à la Renaissance.

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Le Triptyque de Moulins trouve sa place à Brou

Restaurée, l’œuvre de Jean Hey fait halte au monastère où elle s’inscrit dans l’effervescence artistique du Bourbonnais à la fin du XVe siècle. Une étape qui renouvelle le regard porté sur l’œuvre. Bourg-en-Bresse (Ain). Il trône habituellement dans la cathédrale de Moulins (Allier), dont il est sorti le temps de dévoiler sa restauration au Louvre, en 2025-2026. Mais pourquoi ce détour au monastère royal de Brou ? De prime abord, la présence du Triptyque de Moulins à Bourg-en-Bresse surprend. Certes Jean Hey, le mystérieux « Maître de Moulins », a également peint le portrait de Marguerite d’Autriche (1480-1530), la fondatrice du monastère. On peut aussi rapprocher cette dernière d’Anne de Beaujeu (1461-1522), co-commanditaire du triptyque, qui a élevé la jeune Marguerite à la cour de France. Quelques liens ténus donc, mais qui sont ici habilement exploités pour replacer l’œuvre dans le milieu artistique de son temps. Le triptyque entre en résonance avec quelques sculptures et une dizaine de peintures, certaines de la main de Jean Hey, d’autres de contemporains qui s’emparent des mêmes thèmes, partagent les mêmes influences, gravitent dans les mêmes réseaux de mécénat.

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Le trompe-l’œil, objet de fascination dans la Corée prémoderne

Le Musée Guimet plonge les visiteurs dans un univers de simulacres où les objets s’effacent derrière leur image. Paris. S’il est courant au XXIe siècle d’afficher sur les réseaux sociaux une bibliothèque remplie de faux livres, cette pratique était déjà en cours chez les élites coréennes du XVIIIe siècle, mais pour des motifs moins futiles. Sous l’impulsion du roi Jeongjo (dont le règne court de 1776 à 1800) et de son intérêt pour les livres, les milieux artistiques se voient commander des objets décoratifs imitant les rayons d’une bibliothèque. « Ces motifs en trompe-l’œil (chaekgeori en coréen) illustrent d’abord des paravents destinés au palais impérial, puis une longue période de paix permet à ce mouvement de se diffuser dans la société », précise le commissaire Arnaud Bertrand, conservateur des collections de Corée et Chine ancienne au Musée Guimet. Outre des livres, les panneaux des paravents représentent aussi de petits objets raffinés, vases de fleurs, statuettes de jade, encriers.

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Les recettes du succès

Les galeries concoctent des stands aptes à concilier, à travers leur sélection d’œuvres : le rapport à l’histoire de l’art, le lien aux institutions, la capacité à proposer des œuvres cotées donc désirables… et enfin le flair. Paris. À quelques jours de l’ouverture d’Art Basel Paris, qui réunit pour sa 5e édition plus de 200 galeries venues d’une quarantaine de pays et territoires, une marchande renommée tentait de répondre à notre question : quelle est la recette d’un stand réussi ? « Valoriser les points forts de la galerie, privilégier la qualité et la cohérence, créer la surprise pour attirer le regard, ne pas chercher à se conformer artificiellement à ce que l’on imagine être le goût du public… » De la théorie à la pratique, observons les stands de quelques-unes de ses consœurs afin de dresser la liste des ingrédients de saison.

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Quand les Frac élargissent la notion d’Artothèque

Sélectionnés par le Cnap pour développer les artothèques en milieu rural, plusieurs Frac mettent l’accent sur la circulation de leur collection dans les établissements scolaires et structures de proximité plutôt que sur le prêt aux particuliers. France. Projet phare de l’ancienne ministre de la Culture Rachida Dati, le plan Culture et ruralité voit l’une de ses principales mesures se concrétiser à l’automne 2026. Il aura fallu plus de deux ans pour que la directive relative au développement du réseau des artothèques (un service de prêt d’œuvres) sur le territoire se concrétise sur le terrain. En gestation depuis juillet 2024, le programme « Artothèques en ruralité » voit le jour en janvier 2025 : le ministère confie son parachèvement au Centre national des arts plastiques (Cnap) avec une enveloppe de 4 millions d’euros. Le Cnap lance deux mois plus tard un appel à manifestation d’intérêt (AMI) à destination des organismes désireux de lancer ou de consolider une activité d’artothèque en milieu rural – à la clé, un accompagnement sur mesure pendant un an et une subvention de 3 millions d’euros, répartie entre les lauréats.

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Un sondage révèle l’impact des canicules sur les musées en Angleterre

Selon une enquête d’Arts Council England auprès de 296 établissements culturels, 67 % ont constaté une baisse de fréquentation durant les fortes chaleurs de l’été 2026. Si certains visiteurs avaient trouvé refuge dans les musées pour échapper aux épisodes de canicule de l’été 2026, les institutions culturelles d’Angleterre accusent une diminution de leurs effectifs visiteurs sur la période. Sur les 296 établissements sondés par Arts Council England (ACE), organisme public national chargé de la promotion et du financement de la culture en Angleterre, 67 % affirment avoir constaté une baisse de leur fréquentation. La chaleur dans les bâtiments en est l’une des causes. Plus de la moitié des organisations sondées ont été en mesure de partager des données précises sur les températures enregistrées, et neuf d’entre elles auraient indiqué avoir atteint plus de 41°C dans leurs espaces couverts durant les vagues de chaleur. Avant les canicules, 28 % des établissements disposaient de la climatisation. Pendant les épisodes de chaleur, 11 % ont déclaré avoir utilisé une installation fixe comme mesure d'adaptation, contre 20 % ayant recouru à une climatisation temporaire.

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La Collection Pinault à Venise

· 16 octobre 2026Art Basel Paris affine sa stratégie au Grand PalaisBudget 2027 : La Culture taille dans les investissements et les aidesMassimiliano Gioni : « La force de la communauté est ce qui crée des musées »La villa Marmottan, une « petite villa médicis »Olivier Galzi : « Au lieu de parler de dépenses, il va falloir parler de recettes »Carré d’artistes, l’art à prix fixeS'abonner à partir de 11,90 € / mois

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Le Nigéria ne veut pas de bronzes en prêt

Le directeur des musées nigérians juge insultante l’idée du British Museum de prêter des œuvres pillées en 1897, dont son pays réclame la restitution et le transfert de propriété. « Cette proposition est une insulte à une nation qui cherche à obtenir le retour des artefacts pillés par les forces britanniques en 1897 », s’est insurgé le directeur général de la Commission nationale des musées et des monuments (NCMM) du Nigéria, Olugbile Holloway. Répondant à une demande du gouvernement nigérian, devenue officielle dès 2021, le British Museum a proposé de prêter les Bronzes du Bénin conservés dans ses collections, écartant la possibilité d’un transfert de propriété. « Je préfère que vous les gardiez pour toujours plutôt que vous nous prêtiez quelque chose qui a été volé », a ajouté Olugbile. S’il reconnaît que nombre de ces objets proviennent du pillage de Benin City en 1897, le musée britannique explique vouloir privilégier une démarche axée sur la coopération et le partage des connaissances. Et d’invoquer le British Museum Act de 1963, faisant valoir une contrainte juridique empêchant le transfert de propriété demandé.

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La Tricoteuse échappe aux héritiers Bauer

La Cour de cassation refuse de restituer aux héritiers du collectionneur Simon Bauer un Pissarro qu’ils estimaient volé en 1944, faute de preuve de l’identité de l’œuvre. Camille Pissarro (1830-1903), La Tricoteuse ou Une fileuse, intérieur breton. © D. R.

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Moins de 26 ans ? Votez pour votre film préféré de 2026, et tentez de gagner un an de cinéma

Accueil Cinéma Cinéma “La Bataille de Gaulle”, “Jim Queen”, “La Corde au cou”, “L’Être aimé”, “Fjord”, “Mémoire de fille”, “Notre salut”… Choisissez, parmi les films sortis cette année, ceux que vous avez le plus aimés. Par Le service Cinéma Publié le 15 octobre 2026 à 11h30 Mis à jour le 16 octobre 2026 à 17h27 Télérama lance un appel aux votes réservé aux jeunes cinéphiles afin qu’ils élisent leur film préféré de l’année 2026. Si vous avez moins de 26 ans, participez au scrutin : choisissez jusqu’à trois titres parmi les quatre-vingts longs métrages proposés (sortis en salles en 2026, jusqu’au mercredi 4 novembre inclus). Le film qui aura obtenu le plus de suffrages sera intégré à la programmation du 29ᵉ Festival cinéma Télérama, en partenariat avec l’Association française des cinémas art et essai (AFCAE), qui aura lieu du 20 au 26 janvier 2027 dans 500 salles partout en France. Un tirage au sort sera par ailleurs effectué parmi les votants : un des participants ayant coché le film coup de cœur des moins de 26 ans sera l’heureux gagnant d’un an de places de cinéma. Le scrutin sera clôturé le 11 novembre à minuit. À vos votes !

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Un Courbet dont l'acheteur ne veut plus

Un tableau attribué à Gustave Courbet peut-il être déclaré authentique par un expert judiciaire et néanmoins faire l’objet d’une demande d’annulation de sa vente pour défaut d’authenticité ? C’est tout le paradoxe d’un litige qui oppose depuis 2023 l’acquéreur de Deux chevreuils au repos dans un paysage de neige à son vendeur et aux professionnels ayant participé à la transaction. Présentée comme provenant de la collection du critique d'art Théodore Duret (1838-1927), proche de Courbet, cette huile sur toile de 46,5 × 55,5 cm porte au revers un tampon aux initiales TD ainsi qu'un cachet FLD sur le châssis, attribué avec réserve (*) au commissaire-priseur Fernand Lair-Dubreuil. Sa provenance est cependant discutée.

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Les vernissages cette semaine dans les galeries parisiennes

Cette semaine, les ouvertures d’exposition sont particulièrement nombreuses en raison de la Paris Art Week. Les expositions parisiennes font dialoguer art contemporain, peinture et sculpture autour de l’identité, du corps, de la mémoire et des liens humains. Entre expérimentations formelles, univers intimes et références à la culture populaire, les artistes explorent différentes façons d’habiter le monde, de représenter le réel et de questionner notre époque. Mercredi 14 octobre Le Marais• Galerie Pierre-Alain Challier : « Suzanne de Broglie : Œuvres inédites »8 Rue Debelleyme, 75003 Paris À travers un livre d’artiste conçu autour d’un texte de Christian de Pange, Suzanne de Broglie explore les liens entre littérature, gravure et livre-objet. L’ouvrage rassemble huit gravures originales et un dessin à la pointe noire, dans une réalisation artisanale particulièrement soignée. Certaines éditions bénéficient d’une reliure peinte, enrichie d’un élément en bronze, faisant de chaque exemplaire une œuvre à part entière.

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En Syrie, Saint-Siméon renaît de ses ruines

Après plus d’une décennie de fermeture, le sanctuaire près d’Alep, rouvre au public. Une première étape dans la politique de restauration du patrimoine pour relancer le tourisme. État du Monastère Saint-Siméon-le-Stylite en 1995, situé à 30 km d'Alep (Syrie).

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Disparition de Bernard Pagès

Le sculpteur, figure fondatrice de « Supports/Surfaces », est décédé mardi 13 octobre à l’âge de 86 ans. Sa vie durant, Bernard Pagès a entretenu une relation en demi-teinte avec le monde de l’art parisien. Il vient de disparaître à l’âge de 86 ans. Né en 1940 à Cahors (Lot), la trajectoire du sculpteur, qui s’est imposé comme une figure majeure de l’art contemporain, est marquée par un incessant mouvement de retour à la nature, loin des galeries et des musées. Une ambivalence que l’on retrouve dans le groupe Support/Surfaces dont il a participé à l’émergence, né dans le sud de la France et propulsé au musée d’Art moderne de Paris en 1970, avant de disparaître trois ans après sa naissance. Mais Bernard Pagès refuse de participer à l’exposition ayant fait connaître le mouvement dont il contribue à définir les principes. Méfiance des grandes institutions ou désir d’indépendance ? Quelles qu’en furent ses raisons, l’artiste quitte le groupe l’année suivante, un an avant sa dissolution. S’ensuit une période d’éloignement du champ artistique, dans l’arrière-pays niçois où il s’était installé dès 1964.

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Vol Cagnes-sur-Mer

· 16 octobre 2026Art Basel Paris affine sa stratégie au Grand PalaisBudget 2027 : La Culture taille dans les investissements et les aidesMassimiliano Gioni : « La force de la communauté est ce qui crée des musées »La villa Marmottan, une « petite villa médicis »Olivier Galzi : « Au lieu de parler de dépenses, il va falloir parler de recettes »Carré d’artistes, l’art à prix fixeS'abonner à partir de 11,90 € / mois

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