Le dépôt croisé de 48 objets religieux grecs et des restes attribués au tsar Samuel offre à Athènes un nouvel argument dans son bras de fer avec Londres sur les sculptures du Parthénon.
Un monument dédié au Tsar Samuel sur la Place de Macédoine à Skopje, en Macédoine du Nord.
· 16 octobre 2026Art Basel Paris affine sa stratégie au Grand PalaisBudget 2027 : La Culture taille dans les investissements et les aidesMassimiliano Gioni : « La force de la communauté est ce qui crée des musées »La villa Marmottan, une « petite villa médicis »Olivier Galzi : « Au lieu de parler de dépenses, il va falloir parler de recettes »Carré d’artistes, l’art à prix fixeS'abonner à partir de 11,90 € / mois
La spectaculaire couverture en bronze de ce livre-objet unique a été dérobée à Issoire dans le centre d’art privé de son propriétaire. Avec ses 210 kilos, ses 150 parchemins et sa spectaculaire couverture en bronze conçue par Salvador Dalí, L’Apocalypse de saint Jean était présentée jusqu’à cet automne dans le petit Centre d’art contemporain privé créé par Christian Karoutzos à Issoire (Puy-de-Dôme). Dans la nuit du dimanche 4 au lundi 5 octobre, une partie de ce livre-objet unique a été dérobée.
Le parquet de Clermont-Ferrand, qui qualifie l’œuvre de « pièce exceptionnelle et unique », a confié l’enquête à la brigade de recherches de la gendarmerie de Clermont-Ferrand. Les circonstances précises du vol restent inconnues : le maire d’Issoire, Bertrand Barraud, n’était pas en mesure lundi de préciser si les voleurs avaient pénétré dans le bâtiment par effraction.
Arrivés dans le Nord-Ouest de l’Amérique il y a plus 20 000 ans, les groupes des Premières Nations ont rapidement peuplé les zones côtières du continent. Le commissaire de l’exposition « Premières Nations », Steve Bourget (responsable de collections Amérique, Musée du quai Branly - Jacques Chirac), souligne que dès les origines ces populations montraient une grande diversité culturelle et linguistique, au sein de réseaux d’échanges dont l’archéologie garde les traces.
Le parcours présente le mode de vie et le contexte historique des Premières Nations avant l’arrivée des Européens, ainsi que les bouleversements liés à la colonisation, dont les épidémies de maladies infectieuses. Le « potlatch » fait l’objet d’un fil rouge au sein du parcours, car il s’agit d’une structure sociale centrale dans les communautés autochtones qui a été largement étudiée par les anthropologues et ethnologues. Festin collectif et quasi-institution politique, le « potlatch » a été interdit au Canada en 1885 et jusqu’en 1951, avant de connaître un renouveau dans certains groupes autochtones.
La refonte remet au centre les collections royales, avec un parcours chronologique et 21 œuvres présentées pour la première fois de façon permanente.
Fermés au public depuis dix ans, les Musées de peinture et d’architecture du monastère royal de San Lorenzo de El Escorial près de Madrid viennent de rouvrir après une refonte complète de leur parcours. Depuis vendredi 2 octobre, le public est attendu pour découvrir un parcours totalement réinventé et ponctué d’œuvres inédites. Pour marquer l’événement, l’entrée est gratuite jusqu’au 31 décembre 2026. Plus de 3 millions d’euros ont été investis dans la refonte du parcours des deux musées, financés en grande majorité par des fonds européens provenant du programme NextGenerationEU, dans le cadre du Plan de relance, de transformation et de résilience du gouvernement espagnol. Aménagées en 1963 dans l’édifice principal du monastère du complexe royal de l’Escurial, édifié à partir de 1563 sous le règne de Philippe II, les installations des musées et leur muséographie étaient devenues vieillissantes.
· 16 octobre 2026Art Basel Paris affine sa stratégie au Grand PalaisBudget 2027 : La Culture taille dans les investissements et les aidesMassimiliano Gioni : « La force de la communauté est ce qui crée des musées »La villa Marmottan, une « petite villa médicis »Olivier Galzi : « Au lieu de parler de dépenses, il va falloir parler de recettes »Carré d’artistes, l’art à prix fixeS'abonner à partir de 11,90 € / mois
Le projet a vu le jour grâce à une donation de Fanny Usellini, fille du peintre Gianfilippo Usellini.
Aménagé dans l’ancien abattoir de la ville d’Arona, dans le Piémont, le Musée d’art moderne et contemporain Fanny Usellini a ouvert ses portes le 26 septembre. Le projet est né d’une donation de la fille du peintre Gianfilippo Usellini, ayant vécu à Arona, à la municipalité. La collection de 556 œuvres, sculptures et peintures, constitue le fonds de ce nouveau musée. En préparation depuis 2019, le musée a été l’occasion de convertir les bâtiments inutilisés des abattoirs historiques, construits au XXe siècle. Le chantier a nécessité 2,2 millions d’euros, financés par la Fondation Cariplo à hauteur de 900 000 euros. 570 000 euros ont été apportés par la région piémontaise et le reste a été financé par la ville, « sans recourir à l’endettement », précise le maire Alberto Luigi Gusmeroli. Le terrain de 1 770 m2 comprend des espaces extérieurs, que le musée compte bien mettre à profit. Suivant une vocation pluridisciplinaire, des concerts, festivals, des projections de films et des ateliers artistiques et pédagogiques sont prévus.
· 16 octobre 2026Art Basel Paris affine sa stratégie au Grand PalaisBudget 2027 : La Culture taille dans les investissements et les aidesMassimiliano Gioni : « La force de la communauté est ce qui crée des musées »La villa Marmottan, une « petite villa médicis »Olivier Galzi : « Au lieu de parler de dépenses, il va falloir parler de recettes »Carré d’artistes, l’art à prix fixeS'abonner à partir de 11,90 € / mois
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Une tribune réclame le retrait de l’installation lumineuse de l’artiste, renvoyé devant une cour criminelle. La mairie de Charleville-Mézières préfère envisager de l’éteindre.
Au MAMCO de Genève, au MAC/VAL de Vitry-sur-Seine, à l’abbaye de Fontevraud, les œuvres de Claude Lévêque ont été effacées une à une. Mais les lumières bleutées de l’artiste de 73 ans suspecté de pédocriminalité émaillent toujours les murs du Musée Arthur Rimbaud de Charleville-Mézières. Dans une tribune parue le 27 septembre dans le quotidien Libération, Juliette Méadel, ancienne secrétaire d’État chargée de l’Aide aux victimes, et les pédopsychiatres Maurice Corcos et Gérard Pirlot demandent le retrait immédiat de l’œuvre Le Cadran (2014) de Claude Lévêque « au nom du secours que nous devons à la mémoire de Rimbaud et à tous les enfants victimes de viol ». La publication fait suite à une étape importante dans l’affaire Claude Lévêque, avec l’annonce de son renvoi devant la cour criminelle départementale de Seine-Saint-Denis le 10 septembre dernier.
Le premier budget d’Emmanuel Macron, le PLF 2018, avait augmenté de 1,1 % les crédits de la mission Culture, à près de 2,9 milliards d’euros. Neuf ans plus tard, son dernier budget prend la direction inverse. Le PLF 2027 prévoit 3,649 milliards d’euros de crédits de paiement (CP), contre 3,745 milliards en loi de finances initiale pour 2026, soit une baisse de 2,55 % et de 95,4 millions d’euros. La baisse est plus importante qu’annoncé cet été. Les plafonds transmis au Parlement en juillet affichaient, avec des montants arrondis, 3,5 milliards d’euros pour la mission Culture en 2026 comme en 2027. Le Journal des Arts avait alors relevé que cette stabilité apparente devait être relativisée, notamment au regard des annulations et gels intervenus en cours d’exercice. Le détail du PLF révèle finalement une diminution nominale des moyens. Le programme Patrimoines résiste un peu mieux que l’ensemble de la mission, avec 1,116 milliard d’euros de CP, en baisse de 1,86 %. Mais l’arbitrage entre secteurs est marqué.
Montpellier (L’Hérault). La photographie est un médium dont les techniques, pratiques et usages se renouvellent en permanence. Nombre d’événements programmés dans le cadre du Bicentenaire de la photographie retrace ou retraceront au cours de ces prochains mois cette évolution depuis Le Point de vue du Gras de Nicéphore Niépce, première image photographique, du moins la plus ancienne qui soit conservée.
Au Pavillon populaire à Montpellier, l’exposition « Premières fois / Premières photos », conçue par Luce Lebart l’explore sous un angle original :« Qu’est-ce qu’une image première ? Une preuve, un test, un exploit, un échec, un événement, un souvenir, ou encore un déclencheur ? » Vaste et pertinente question à laquelle la nouvelle directrice artistique du Pavillon populaire, en poste depuis janvier, répond à travers une série de thématiques formant un parcours instructif : la multitude d’images et de pratiques pionnières rassemble des approches scientifiques, artistiques et documentaires, enrichies par les récits clairs et les anecdotes truculentes des cartels.
Ixelles (Belgique). Quelques mois après avoir annoncé son retrait du projet du Musée du Chat mené avec la Région bruxelloise au Mont des Arts, le dessinateur Philippe Geluck a annoncé ce 21 septembre avoir acquis un immeuble pour y relancer le lieu dédié à son personnage fétiche. Située au 141-145 de la chaussée de Wavre dans la commune d’Ixelles, l’ancienne faïencerie Demeuldre-Coché (fondée en 1830) est un bâtiment de style éclectique à la façade ouvragée de céramiques polychromes. L’édifice comprend notamment un hall d’exposition construit en 1874 et un magasin datant de 1905, pour une surface d’exposition de 2 300 m². Partiellement classé en 1997, l’immeuble sera restauré et aménagé par le bureau d’architecture Francis Metzger à qui l’on doit notamment la restauration de la villa Empain, du château Tournay-Solvay et de l’hôtel Astoria. La manufacture Demeuldre-Coché à Ixelles. De multiples retardsC’est à la suite du succès public de l’exposition du « Chat » à l’École des beaux-arts de Paris, puis au Cinquantenaire à Bruxelles en 2003-2004 qu’a germé l’idée d’un Musée du Chat.
Sables-d’Olonne (Vendée). « Nacéo vivra, autrement ! », a assuré le maire des Sables-d’Olonne, Nicolas Chénéchaud, dans un communiqué succinct publié début septembre. Derrière cette promesse d’avenir, une réalité plus concrète : le coup d’arrêt donné au projet de Musée Nacéo, dédié aux gens de la mer et au monde maritime, qui devait voir le jour aux abords de la tour d’Arundel (voir ill.). Suspension temporaire ou abandon définitif ? Si l’emplacement initialement retenu semble définitivement écarté, la suite reste incertaine. « Au cours de ce mandat, nous redéfinirons des lieux dédiés à l’histoire des gens de mer », indique Nicolas Chénéchaud, sans préciser davantage où ni sous quelle forme cette ambition pourrait se concrétiser. Un musée fragilisé par des surcoûts et des contraintesQuant aux raisons avancées, elles sont à la fois techniques et financières. Depuis l’adoption du projet, début 2022, l’enveloppe prévisionnelle de 7,9 millions d’euros HT a sensiblement gonflé, conséquence d’« un coût de construction qui […] a fortement augmenté avec l’inflation ». S’ajoutent à cela des difficultés inhérentes au site qui se sont révélées en cours de route.
L’artiste présente deux nouvelles séries : des collages de pochettes de vinyles et des monotypes en édition unique.
Paris. Lion d’or à la 54e Biennale de Venise, en 2011 pour son installation vidéo The Clock, Christian Marclay a vu son travail autour du son et de l’image exposé dans de nombreux musées. Le Centre Pompidou lui a consacré une rétrospective en 2022. Autant dire que c’est avec un artiste à la solide reconnaissance institutionnelle que la galerie White Cube choisit de faire sa rentrée parisienne – elle représente Christian Marclay depuis plus de vingt ans et le montre pour la deuxième fois dans ses espaces de l’avenue Matignon. L’exposition réunit deux nouveaux ensembles : des collages de pochettes de vinyles recadrées par les ouvertures circulaires des 33 tours, Oculi (voir ill.) et des monotypes en édition unique, pour lesquels l’artiste a eu recours à l’impression afin de transférer sur le papier les marques d’usure des enveloppes de disques (Sleeves and Covers).