Un congé tant attendu pour les pères endeuillés
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«Ça fait longtemps qu’on dit que ça n’a pas de bon sens. Il n’y a pas de reconnaissance au niveau du père ou du coparent», lance Janie Tremblay, directrice générale des Perséides, un organisme de soutien au deuil périnatal. Le Soleil l’a rencontrée dimanche, en marge d’une cérémonie en mémoire des bébés décédés pendant la grossesse ou au cours de leur première année de vie. «Pour le gouvernement, le deuil périnatal était traité comme un événement médical, tout simplement. Le Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) était mis en place pour la remise sur pied de la forme physique de la mère, mais on ne prenait pas en compte la forme psychologique», indique Mme Tremblay. Selon une fiche de la CNESST, lorsqu’une grossesse est interrompue avant la 20e semaine, la mère a droit à trois semaines de congé, aucune pour le père. Lorsqu’un décès survient après la 20e semaine de grossesse, la mère a droit au congé de maternité, tandis que le père n’a droit qu’à cinq jours. Cela dit, en campagne électorale, plusieurs chefs, dont le nouveau premier ministre du Québec, ont promis d’offrir au père au moins quatre semaines de congé payé en cas de deuil périnatal.
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