Restitution des oeuvres d’art, la réponse française - Cult News
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Le Nigéria ne veut pas de bronzes en prêt
Le directeur des musées nigérians juge insultante l’idée du British Museum de prêter des œuvres pillées en 1897, dont son pays réclame la restitution et le transfert de propriété. « Cette proposition est une insulte à une nation qui cherche à obtenir le retour des artefacts pillés par les forces britanniques en 1897 », s’est insurgé le directeur général de la Commission nationale des musées et des monuments (NCMM) du Nigéria, Olugbile Holloway. Répondant à une demande du gouvernement nigérian, devenue officielle dès 2021, le British Museum a proposé de prêter les Bronzes du Bénin conservés dans ses collections, écartant la possibilité d’un transfert de propriété. « Je préfère que vous les gardiez pour toujours plutôt que vous nous prêtiez quelque chose qui a été volé », a ajouté Olugbile. S’il reconnaît que nombre de ces objets proviennent du pillage de Benin City en 1897, le musée britannique explique vouloir privilégier une démarche axée sur la coopération et le partage des connaissances. Et d’invoquer le British Museum Act de 1963, faisant valoir une contrainte juridique empêchant le transfert de propriété demandé.

Des oeuvres d’art louées pour agrémenter les locaux d’entreprises
Les entreprises de la région soucieuses d’intégrer l’art contemporain à leurs espaces ont désormais accès à la nouvelle offre de services nommée Art en entreprises. Elles peuvent ainsi louer des oeuvres. C’est la Galerie L’art de vivre dans le secteur Arvida qui a lancé ce projet dans le but de démocratiser l’art et de faire rayonner les artistes québécois. On a constaté à travers le temps que les entreprises étaient un peu frileuses à se lancer dans l’acquisition d’oeuvres car elles ne savaient pas quel style choisir, a expliqué la propriétaire de la galerie, Frédérique Girard, en entrevue à l’émission C’est jamais pareil. Son souhait est de créer un pont entre les artistes et les entrepreneurs de la région. Elle propose entre autres une formule de contrat d’un an durant lequel une rotation d’oeuvres peut être effectuée. À la fin du contrat, un entrepreneur peut toujours décider d’acquérir une toile de son choix. Selon Frédérique Girard, contempler des oeuvres d’art au quotidien encourage la créativité et les échanges, renforce un sentiment d’appartenance envers l’entreprise en plus d’enrichir l’expérience des visiteurs. Cette formule, moins connue ici, existe à Montréal.
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