Pour changer le monde, rêvons-le ! Agir avec les imaginaires - Fondation Jean-Jaurès
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Une ville vivante et fidèle à elle-même
D’un battement d’ailes, je m’envole de mon nid haut perché dans mon arbre majestueux. Gros programme pour cette journée ensoleillée: je visite l’Écureuil du port à partir du boisé où je niche, car il doit m’informer de la mode annuelle. Je m’élance de mon trou douillet et plane quelques instants dans un ciel limpide avant de décider qu’aujourd’hui, je profiterai de la balade. Je vire donc vers un imposant bâtiment où les humains gardent leurs anciens aux cheveux blancs. Ces derniers sourient toujours. Et je les comprends, avec tous ces jeunes humains qui viennent les visiter, qui s’occupent d’eux et qui les saluent en passant sur le trottoir. Il y a de quoi être heureux lorsque le monde vient à nous, même si on ne sort pas beaucoup. Je m’élève ensuite au-dessus de la rue silencieuse, à l’exception du bruit des conversations des humains, moins chantantes que les miennes. Silencieuse non pas parce qu’elle est vide, mais plutôt parce que les ronronnements de leurs engins à roues se sont estompés avec le temps et qu’ils utilisent souvent le vélo maintenant. Aussi, lorsque le gros train sur rails s’arrête, on pourrait s’attendre à une cacophonie, mais son absence est délicieuse.
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