Ottawa a accordé de gré à gré le contrat de 13 millions pour ses formations sur l’IA générées par IA
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Le ministre fédéral de l’Intelligence artificielle (IA) s’est déjà vanté d’avoir utilisé son pouvoir discrétionnaire pour accorder 13 millions de dollars à un institut d’IA albertain, sans passer par le processus habituel d’appel d’offres, pour obtenir trois formations sur l’IA au moins partiellement générées par cette technologie. Quand le gouvernement fédéral a publié une vaste stratégie nationale insistant sur l’importance d’enseigner l’IA aux jeunes, le ministre Evan Solomon avait déjà en tête qui allait accomplir cette mission. Telle est du moins sa propre version des faits de la manière dont ont été dépensés ces millions auprès de l’Alberta Machine Intelligence Institute (AMII), en septembre, sur la simple base d’une bonne première impression. « [Les responsables gouvernementaux] étaient, comme : “OK, qui on prend ?” Et j’ai dit que ce sera Cam Linke et AMII. Parce que la première fois que je suis venu ici, Cam a dit toutes les merveilleuses choses qui s’y passent […] J’étais, comme, ces gars-là, ils l’ont l’affaire [these guys get it] », a rapporté M. Solomon, candide, lors d’un discours tenu le 9 septembre dernier et publié en ligne.
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Fêtes de village, carnavals, brocantes : les affiches conçues grâce à des modèles d'IA générative envahissent nos rues. Avec les mêmes couleurs et une typographie similaire, elles créent une esthétique immédiatement reconnaissable. Au risque de rendre notre paysage visuel toujours plus uniforme. Vous les avez sans doute vues sur une place, à une buvette ou à la sortie d’un supermarché. Les affiches créées avec l’intelligence artificielle, créées sur ChatGPT, Claude, Gemini ou autres Mistral, pullulent depuis quelques mois. À tel point qu’on finit par reconnaître leur style au premier coup d’œil. Sommes-nous face à une maladresse technologique attendrissante ou à une “pollution graphique 3.0” ? Le phénomène est sans frontières : ici, un internaute britannique a compilé des affiches pour des fêtes printanières ou estivales en Angleterre. Un jour de juin, Thomas Prouvost, graphiste dans le Nord, en a eu marre : il a publié sur Instagram une vidéo s’inquiétant de cette tendance. Touchant visiblement une corde sensible, au vu des plus de 4 millions de vues atteints.
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