Niki de Saint Phalle, Prune Nourry, Tracey Emin… Ces œuvres à voir gratuitement dans Paris durant la semaine de l’art
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La semaine de l’art revient chaque mois d’octobre avec un visage toujours différent. D’autant plus pour les œuvres visibles gratuitement en plein air, le plus souvent financées par les galeries des artistes concernés, lesquelles peuvent faire face en ce moment à quelques difficultés qui les oblige à plus de mesure. En 2026, il n’y aura donc aucune œuvre à voir place Vendôme, devant l’Académie française ou au jardin des Tuileries. Mais que l’on se rassure, quelques incontournables sont tout de même au rendez-vous, comme le parcours de sculptures en plein air d’Art Basel Paris qui s’étend un peu plus cette édition, l’exposition contemporaine du Petit Palais, le prix Rubis Mécénat à l’église Saint-Eustache… Suivez le guide !
Devant le Grand Palais et au-delà, le parcours en plein air d’Art Basel Paris
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Dans les coulisses de l’expo de Prune Nourry qui redonne un visage aux sculptrices oubliées au Petit Palais
4 % : c’est la part des œuvres signées par des femmes dans les collections du Petit Palais. Dans ce petit lot, comptez quatre sculptrices, pas une de plus. Prune Nourry connaît bien ce musée où, enfant, elle venait flâner. Élève de l’École Boulle, elle y scrutait les plâtres pour se former. Depuis que le Petit Palais lui a offert une carte blanche, la sculptrice a ouvert l’œil et changé de regard. Dans ces augustes collections, il y a bien des femmes : muses, allégories, modèles, mais aucune ne tient un ciseau de sculpteur. Voilà comment le thème de « Visionnaires » s’est imposé, des salles du musée jusqu’à son jardin. De Saint-Denis au Petit PalaisNée en 1985 et partagée entre Paris et New York, Prune Nourry travaille depuis plus de quinze ans en détective autant qu’en sculptrice : elle creuse toujours ses sujets avant de leur donner forme. « En tant qu’artiste, je suis aussi chercheuse. Prendre racine dans le travail des experts, pour moi, c’est essentiel », avance-t-elle, dans l’atelier que la Société des grands projets lui a ouvert dans la gare de Saint-Denis-Pleyel, où nous l’avons rencontrée quelques semaines avant le dévoilement de sa carte blanche.

Le puissant face-à-face de Tracey Emin avec la tour Eiffel
Sur le parvis des Droits-de-l’Homme, entre la Cité de l’architecture et le musée de l’Homme, on ne voit qu’elle. Pas la tour Eiffel, non : Tracey Emin ! En cette semaine de l’art qui transforme les rues de la capitale en vaste musée à ciel ouvert, l’artiste britannique, récemment anoblie en Dame Tracey Emin, vole la vedette à la Dame de fer. Temps fort du programme public d’Art Basel Paris, trois de ses sculptures s’invitent dans ce panorama parisien iconique, marquant la première intervention de l’artiste dans l’espace public de la capitale. Figure de proue des Young British Artists, Tracey Emin a fait irruption sur la scène britannique dans les années 1990, avant de s’imposer dans le monde entier avec des œuvres intimes et puissantes, à l’image de son iconique My Bed, qui fit scandale lors de la présentation du Turner Prize à la Tate Britain en 1999. Trois sculptures qui racontent le corps face aux épreuvesL’artiste puise dans son histoire personnelle et ses traumatismes pour donner naissance à des créations d’une portée universelle saisissante.
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