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Nez à nez : quand respirer une odeur convoque notre mémoire - CNRS Le journal

·10 mars 2026
Source: CNRS Le journal
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Au Centre culturel municipal Emmanuel Charlemagne de Carrefour, l'Atelye Tanbou Loray Kale (ATLK) a présenté « SOUF, yon espektak vivan ». Le spectacle marquait le premier anniversaire de l'atelier. Mais réduire la soirée à une célébration d'anniversaire serait passer à côté de ce qu'elle proposait : une réflexion, en rythme et en mouvement, sur la manière dont une mémoire populaire peut rester vivante sans se figer. Autour du tambou, l'ATLK a réuni plusieurs sensibilités de la scène haïtienne : Batala, la Compagnie de danse Judner Rock, Lekòl Dans Ak Nanm, Franceska École de Danse, Carmelo, Ako Lit et DJ Rock Haïti. Ce choix dessine une programmation volontairement plurielle, où la percussion, la danse, la musique et la performance ne se juxtaposent pas mais se répondent. Le tambou n'y est pas un ornement folklorique posé au milieu d'autres formes. Il en est le point d'ancrage, ce à partir de quoi chaque discipline négocie sa propre manière d'entrer en conversation. Le souffle précède la parole, porte le mouvement et donne au corps sa cadence : avant de jouer, de chanter ou de danser, on respire.

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