L’effervescence au 39e Salon d’arts plastiques - Midi Libre
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“Georges Perec. Modes d’emploi”, à la BNF : l’effervescence de l’écrivain dans une première grande expo
Accueil Arts Arts Ses travaux préparatoires, ses essais de couverture, son travail sur les cartes postales… Esprit espiègle d’une créativité débordante, l’oulipien disparu en 1982 fait l’objet d’une exposition foisonnante. Qui ravira les amateurs de son œuvre. S'abonner pour voir la note Georges Perec au Moulin d’Andé, dans l’Eure, en 1969. Gérald Bloncourt / Bridgeman Images Par Valérie Lehoux Réservé aux abonnés Publié le 19 octobre 2026 à 09h30 Mis à jour le 19 octobre 2026 à 11h36 Comment entrer dans une œuvre si protéiforme ? Comment, même, essayer de pénétrer l’esprit bouillonnant et joueur de son créateur, ses défis à rebondissements, ses expériences, sa quête d’orphelin (de la guerre et de la Shoah) luttant contre l’effacement ? C’est tout cela à la fois qu’essaye d’embrasser cette première grande exposition sur Georges Perec — disparu en 1982, mais dont la popularité n’a cessé depuis de grandir. Mieux vaut tout de même en être déjà familier pour apprécier un parcours très… perecquien. Car nous voici invités à pénétrer le texte, littéralement : chaque espace a la forme d’une voyelle, à laquelle est attribué un thème.

Duy Anh Nhan Duc essaime ses œuvres dans le palais Jacques-Cœur, à Bourges
Une exposition du plasticien, qui travaille le végétal, se déploie dans les différents espaces du monument.

Dans les coulisses de l’expo de Prune Nourry qui redonne un visage aux sculptrices oubliées au Petit Palais
4 % : c’est la part des œuvres signées par des femmes dans les collections du Petit Palais. Dans ce petit lot, comptez quatre sculptrices, pas une de plus. Prune Nourry connaît bien ce musée où, enfant, elle venait flâner. Élève de l’École Boulle, elle y scrutait les plâtres pour se former. Depuis que le Petit Palais lui a offert une carte blanche, la sculptrice a ouvert l’œil et changé de regard. Dans ces augustes collections, il y a bien des femmes : muses, allégories, modèles, mais aucune ne tient un ciseau de sculpteur. Voilà comment le thème de « Visionnaires » s’est imposé, des salles du musée jusqu’à son jardin. De Saint-Denis au Petit PalaisNée en 1985 et partagée entre Paris et New York, Prune Nourry travaille depuis plus de quinze ans en détective autant qu’en sculptrice : elle creuse toujours ses sujets avant de leur donner forme. « En tant qu’artiste, je suis aussi chercheuse. Prendre racine dans le travail des experts, pour moi, c’est essentiel », avance-t-elle, dans l’atelier que la Société des grands projets lui a ouvert dans la gare de Saint-Denis-Pleyel, où nous l’avons rencontrée quelques semaines avant le dévoilement de sa carte blanche.
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