Exposition à Paris : l'Art brut triomphe au Grand Palais avec 400 œuvres exceptionnellement réunies - Connaissance des Arts
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La cofondatrice de Daughter déploie ses mélodies trip-hop vaporeuses en solo
Avec “Save As”, Elena Tonra, alias Ex:Re, se reconfigure huit ans après sa première échappée solitaire. Et ça valait le coup d’attendre. Un murmure. Un riff de guitare sèche. Et la voix, d’une gravité feutrée, d’Elena Tonra… Laquelle, sur l’ouverture Radio Station, s’amuse de son incapacité à choisir la bonne longueur d’ondes. Si le second album solo de la chanteuse de Daughter, a mis huit années à se manifester c’est parce qu’elle a pris son temps.

Alma Bettencourt, Point d’orgue de Martin Matalon (création mondiale, 27 septembre 2026)
Pour les 10 ans du Bach du dimanche, Martin Matalon signe "Point d’orgue", une création où polyphonie et ornementation dessinent un espace sonore singulier. Une œuvre nouvelle interprétée par Alma Bettencourt, organiste en résidence à Radio France. A l’occasion du concert des 10 ans du Bach du dimanche, Radio France a passé commande à Martin Matalon d’une œuvre nouvelle pour orgue. Un retour aux sources pour le compositeur argentin, installé en France depuis 1993, qui écoutait dans sa jeunesse la musique d’Olivier Messiaen et se régalait des enregistrements des œuvres de Bach par André Isoir. Lorsqu’il était étudiant à la Juilliard School, à New York, il s’était lié d’amitié avec l’organiste français Pascal Ianco pour lequel il a écrit ses premières pages pour l’instrument. Ne cherchez aucune référence directe à Jean-Sébastien Bach dans l’œuvre nouvelle que vous allez entendre.

Cantate BWV 35 « Geist und Seele sind verwirret »
Bach compose la Cantate soliste pour alto BWV 35 « Geist und Seele sind verwirret » / « L'esprit et l'âme sont confondus » à Leipzig pour le 12e dimanche après la Trinité, (8 septembre 1726). La mezzo-soprano française Lucile Richardot interpréte la Cantate BWV 35 avec les musiciens et musiciennes de l’ensemble Il Convito sous la direction de Maude Gratton qui tient la partie d’orgue depuis la console de l’orgue Grenzing de l’auditorium de Radio France. C’était le 27 septembre 2026, à l’occasion du concert des 10 ans du Bach du dimanche, un concert que vous pouvez écouter dans son intégralité grâce au podcast de l’émission. Johann Sebastian BACH Cantate BWV 35 « Geist und Seele sind verwirret » 1. Sinfonia2. Air d’alto « Geist und Seele sind verwirret »3. Récitatif d’alto « Ich wundre mich »4. Air d’alto « Gott hat alles wohlgemacht »5. Sinfonia6. Recitatif d’alto « Ach, starker Gott, lass mich »7.

“Irish Travellers”, un documentaire au plus près des gens du voyage
Alexander Murphy chronique avec une grande humanité la vie et les avanies d’une famille irlandaise qui vit en caravane. L’hostilité et le mépris des sédentaires à l’encontre des nomades est un phénomène éternel et universel. Parce que les États se sont construits sur la fixité (des citoyen·nes, des frontières, des contribuables…), les nomades sont suspect·es de vouloir s’affranchir de tout immobilisme, aussi bien physique que moral, d’être paresseux·ses et voleur·ses. Alors on tente de les implanter (bon nombre d’ancien·nes nomades ont aujourd’hui été sédentarisé·es) tout en continuant à les ostraciser, à les maintenir dans la pauvreté, à les surveiller plus que tout autre citoyen·ne, à les pousser à jouer aux plus malin·gnes avec les lois.

Paul Lay Trio, Bach’s Groove (2026)
Paul Lay fait dialoguer l’écriture de Bach avec le langage du jazz. Au piano, entouré de Donald Kontomanou et Clemens van der Feen, il en fait surgir le groove et les lignes de force à l’occasion du concert anniversaire des 10ans du Bach du dimanche à Radio France. Sa culture musicale est immense et sa curiosité insatiable : le pianiste de jazz Paul Lay nous surprend depuis une bonne quinzaine d’années, depuis la sortie de son tout premier album « Unveiling » en trio, c’était en 2010. Depuis, il a enregistré plus d’une dizaine de disques, il a remporté plusieurs prix internationaux, il est invité à jouer dans le monde entier, il est nommé artiste instrumental de l’année 2020 aux Victoires du jazz, et il est même devenu professeur de piano jazz au Conservatoire national supérieur de musique de Paris depuis 2022, une année après la sortie de son premier album en piano-solo « Full solo » consacré à des recréations singulières de Beethoven. Autant dire qu’il s’agit-là d’une des personnalités les plus talentueuses du jazz français d’aujourd’hui.

À la Bourse de Commerce, un éblouissant déferlement d’images pour le bicentenaire de la photographie
Déluge d’images à la Bourse de Commerce. Sous l’œil immense de la coupole, plus de 700 photos – un dixième de la collection de François Pinault – réinventent le monde, ses sortilèges et ses brutalités. Nous vivons dans une surabondance d’images et une exposition qui fait le pari de la profusion surprend – on la redoute indigeste, diluvienne. C’est tout le contraire qui advient. Ici, les images ne s’additionnent pas, elles forment un ensemble choral dont on distingue chaque voix, chaque timbre, chaque intention. Au sein du parcours, Matthieu Humery, le commissaire de l’exposition, a fait bouquet de presque 450 photographies d’Irving Penn (1917–2009) dans une même salle. Il fallait oser. Les corps graciles et les mégots consumés, la canne de Borges et l’œil noir de Picasso, les fleurs fanées et les masques du Dahomey – à ras de sol, à fleur de plafond, la grammaire nobiliaire de Penn sidère. Malgré l’effet puzzle de ce cabinet de curiosités, on s’attarde devant chaque épreuve. À quoi cela tient-il ? À leur puissance expressive ? À la perfection des compositions ? Au scalpel de la lumière ? Au fini satiné des tirages ?
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