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«Bismillah c'est les ténèbres»: les élèves français manifestent avec les codes du web - TVA Nouvelles

·il y a 9 h
Source: TVA Nouvelles
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Venue soutenir les lycéens français la semaine dernière, Greta Thunberg a pu observer une «bataille d'aura», duel humoristique de charisme.

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En regardant les images des manifestations qui ont eu lieu un peu partout en France samedi dernier, je n’ai pas pu m’empêcher d’être fière. Ne tombez pas sur moi à bras raccourcis. Je ne parle pas de la casse, je parle du mouvement qui se lève pour que l’éducation soit considérée comme une priorité. Les étudiants des collèges et des lycées les plus négligés par l’éducation française ont su rallier à leur cause d’autres étudiants plus privilégiés, des professeurs, des parents, des élus municipaux, des citoyens et même des pompiers ! Ils ne sont pas les seuls à en avoir ras le bol. Nombreux sont les Français pour qui le coût de la vie est devenu étouffant ; même la classe moyenne n’y arrive plus et descend dans la rue. Le mouvement solidaire a malheureusement été entaché par les casseurs, ces malotrus, pilleurs et autres incendiaires sans vergogne qui ont fait tant de ravages dans leur sillage. Ils n’ont pas seulement cassé du matériel : ils ont littéralement saccagé le message. Résultat : le président Emmanuel Macron n’a parlé que de la casse et il semble n’avoir rien retenu de la cause légitime des manifestations.

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Mobilisation 17 octobre : "Bismillah, c’est les ténèbres" ou quand une possible infiltration policière devient un mème à succès

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Décidés à « ne rien lâcher » et soutenus par la militante suédoise Greta Thunberg, lycéens et étudiants sont de nouveau massivement descendus dans la rue, mardi en France, appelant la population à rejoindre des manifestations contre « la vie chère », prévues pour samedi. Selon l'intersyndicale de la jeunesse, 480 000 personnes ont manifesté d'un bout à l'autre de la France. Le ministère de l'Intérieur a, lui, fait état de 161 500 manifestants dans tout le pays, dont 41 500 à Paris. Cette cinquième journée de mobilisation nationale s'est tenue alors que s'ouvre un débat crucial au Parlement sur le projet de budget du gouvernement, qui prévoit 43 milliards d'euros (plus de 68 milliards $ CA) de mesures de redressement des finances pour tenter de réduire la dette publique, qui atteint 112 % du PIB. Les manifestations et les émeutes en France sont entrées dans une nouvelle phase cette semaine. Photo : Getty Images / Tom NicholsonDémarrée le 17 septembre en région parisienne, la contestation lycéenne s'est depuis étendue à toute la France et a été rejointe par les étudiants d'universités et certains syndicats. Deux cortèges ont notamment défilé mardi après-midi dans le centre de Paris.

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