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Cornes, bois et ossicônes

·il y a 19 h
Source: La Tribune
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Crédit photo : Chez les grands cervidés, comme le wapiti, la croissance annuelle d’un imposant panache exige une quantité considérable de ressources. Au sommet de leur croissance, les bois figurent parmi les tissus osseux dont le développement est le plus rapide du règne animal.

Cornes imposantes, bois ramifiés ou étranges protubérances, ces structures peuvent prendre des formes spectaculaires et constituent parfois la caractéristique la plus reconnaissable d’une espèce. À première vue, elles peuvent sembler être différentes versions d’une même adaptation. Pourtant, derrière leurs apparences parfois similaires se cachent des structures dont la composition, la croissance et l’histoire évolutive sont très différentes. C’est chez les ruminants que l’on retrouve plusieurs des structures les plus spectaculaires. Parmi eux, les bovidés sont probablement ceux dont les cornes nous sont les plus familières. Cette grande famille rassemble près de 150 espèces, parmi lesquelles on retrouve notamment les bovins, les chèvres, les moutons et de nombreuses antilopes. Chez ces animaux, les cornes sont constituées d’un noyau osseux rattaché au crâne et recouvert d’une gaine de kératine, la même protéine qui compose notamment nos oncles et nos cheveux. Ces cornes sont permanentes et poursuivent leur croissance tout au long de la vie de l’animal.

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