L’illusion des décrets ne sauvera pas la science dans nos - Le Quotidien.sn
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Décréter qu’au titre de la campagne 2026, le taux d’orientation vers les séries scientifiques atteindra subitement 42% à l’aide de critères d’éligibilité abaissés ne relève pas, à lui seul, d’une politique éducative durable. C’est surtout un objectif administratif qui risque de masquer les difficultés réelles de notre système scolaire. La question essentielle n’est pas seulement combien d’élèves seront orientés vers les sciences, mais combien seront réellement préparés à y réussir.
Le Sénégal a besoin de davantage de scientifiques, d’ingénieurs, de techniciens et de professionnels des sciences. Sur ce point, le débat ne fait guère de doute. Notre économie, notre souveraineté technologique, notre agriculture, notre industrie, notre santé et notre capacité à maîtriser les technologies numériques dépendent de la qualité de notre formation scientifique. Mais une politique scientifique sérieuse ne peut pas commencer par un simple changement de pourcentage.
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