Le quotidien hors de prix des résidents du Nunavik - Radio-Canada
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Campagne électorale au Nunavik : loin des yeux, loin des urnes - Radio-Canada
Quand on marche dans les rues de Salluit, aucun arbre ne cache la vue sur l’étroit bras de mer qui borde le village. Le silence du Grand Nord n'est troublé que par le passage de quelques VTT. On est bien loin du tumulte électoral du sud du Québec. À quelques jours du vote, les affiches électorales sont presque inexistantes. Seul le candidat du Parti conservateur a réussi à en installer une dans le village. À Salluit, le quotidien des résidents est bien éloigné de la campagne en cours. Photo : Radio-Canada / Félix LebelVous venez pour voter?, demande gentiment Diane Mongrain à chaque personne qui entre par hasard dans la mairie du village, transformée temporairement en bureau de vote. Elle est venue de la région du Saguenay en compagnie de son amie Michèle Laliberté. Les deux retraitées se sont portées volontaires pour tenir le bureau de vote et vivre cette expérience nordique. Diane Mongrain place quelques affiches à l'extérieur, et en profite pour répondre aux questions des résidents sur le vote. Photo : Radio-Canada / Félix LebelElles constatent que, malgré les affiches visibles dans le village, peu de gens se présentent à la mairie avec l’intention de voter.

Des souverainistes québécois prennent leurs distances face au référendum en Alberta - Radio-Canada
Des souverainistes québécois de longue date prennent leurs distances avec les séparatistes de l'Alberta à l'approche du référendum de lundi, portant notamment sur l'indépendance de cette province de l'Ouest canadien. La dixième question sur dix figurant sur le bulletin de vote du référendum du 19 octobre demande si l’Alberta doit rester au sein du Canada ou si le gouvernement doit entamer la procédure légale en vue d’organiser un référendum ultérieur et contraignant sur la séparation. Le vote par anticipation a commencé mardi et se poursuit samedi. Les Québécois pourraient avoir une impression de déjà-vu après s'être prononcés sur une question similaire en 1980, lorsque le gouvernement péquiste de René Lévesque leur avait demandé si la province devait entamer des négociations en vue de quitter la Confédération canadienne. Près de 60 % des électeurs québécois s'étaient opposés à la proposition de M. Lévesque. Un deuxième référendum a suivi en 1995, remporté de justesse par le non. Les fervents souverainistes du Québec voient toutefois de profondes différences entre ces deux mouvements.

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