Un jeune boucher contre le désert alimentaire de son village - Radio-Canada
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Frappée par l'effritement des services de proximité et la fermeture récente de son unique épicerie, la petite localité de Rivière-Bleue, au Témiscouata, voit l'arrivée d'un nouveau commerce. Un jeune homme de 24 ans a fait le pari d'ouvrir sa propre boucherie dans son village natal. L'inauguration de la Boucherie Robichaud apporte un vent d'optimisme aux 1300 résidents de la communauté. Depuis la fermeture définitive du Marché Bonichoix en juillet dernier, les citoyens de Rivière-Bleue devaient parcourir une dizaine de kilomètres pour faire leurs emplettes, soit jusqu'à Pohénégamook. C'est dans l'ancien bâtiment de la Société des alcools du Québec (SAQ) que Victor Robichaud a choisi d'installer son commerce. Le monde avait hâte! Il n'y avait plus rien. Natif du village et boucher de métier depuis six ans, le jeune homme de 24 ans concrétise l'élan entrepreneurial qui l’habite depuis longtemps. Dès l'ouverture de la nouvelle boucherie, il y a eu un flux incessant de clients enthousiastes. Photo : Radio-Canada / Véronique DuvalJ'avais déjà essayé d'acheter une bâtisse à Rivière-Bleue, mais je pense que j’avais 17 ans dans le temps. J’étais trop jeune!
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Des souverainistes québécois de longue date prennent leurs distances avec les séparatistes de l'Alberta à l'approche du référendum de lundi, portant notamment sur l'indépendance de cette province de l'Ouest canadien. La dixième question sur dix figurant sur le bulletin de vote du référendum du 19 octobre demande si l’Alberta doit rester au sein du Canada ou si le gouvernement doit entamer la procédure légale en vue d’organiser un référendum ultérieur et contraignant sur la séparation. Le vote par anticipation a commencé mardi et se poursuit samedi. Les Québécois pourraient avoir une impression de déjà-vu après s'être prononcés sur une question similaire en 1980, lorsque le gouvernement péquiste de René Lévesque leur avait demandé si la province devait entamer des négociations en vue de quitter la Confédération canadienne. Près de 60 % des électeurs québécois s'étaient opposés à la proposition de M. Lévesque. Un deuxième référendum a suivi en 1995, remporté de justesse par le non. Les fervents souverainistes du Québec voient toutefois de profondes différences entre ces deux mouvements.

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