RYAM à Témiscaming : l’usine pourrait être rachetée par des intérêts canadiens - Radio-Canada
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Une coalition formée de syndiqués, de dirigeants locaux et de membres des Premières Nations vient de voir le jour pour racheter l’usine de Rayonier Advanced Materials (RYAM) à Témiscaming. L’usine a été fermée temporairement la semaine dernière, notamment en raison des tarifs imposés par l’administration américaine. L’avenir de nos usines ne devrait pas se décider loin des communautés qui les font vivre. Cette initiative ouvre la voie à une propriété canadienne, avec des gens du milieu qui ont un intérêt direct à assurer la réussite de l’entreprise à long terme. C’est une démarche qu’Unifor appuie, a déclaré Lana Payne, présidente nationale d’Unifor par voie de communiqué. Ce n’est pas la première fois que des acheteurs locaux manifestent leur intérêt de relancer l’usine. Lors de la fermeture d’une partie des activités en juillet 2024, le gouvernement du Québec s’était dit prêt à aider des investisseurs à acquérir l’usine. L'arrêt de l'usine de RYAM à Témiscaming a des répercussions majeures sur l'économie de la région.
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L’usine de RYAM à Témiscaming. (Photo d’archives)PHOTO: Radio-Canada / Bianca Sickini-JolyUne bonne lueur d'espoir règne à Témiscaming, alors que l'usine de RYAM pourrait être rachetée par des intérêts locaux et canadiens. On apprenait vendredi qu’une coalition formée de dirigeants de l’usine, de syndiqués et de membres des Premières Nations a été créée dans le but de racheter le complexe industriel, qui appartient à une compagnie américaine. Rappelons que l’entreprise a mis à pied ses 425 employés sur une base temporaire il y a quelques semaines, invoquant notamment les pertes liées aux tarifs douaniers imposés par les États-Unis.

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L’arrêt temporaire des opérations de l’usine de Rayonier Advanced Materials (RYAM) à Témiscaming depuis samedi est source d'inquiétude et d'espoir pour les employés, alors que 400 d’entre eux sont touchés par cet arrêt. L’usine RYAM est le plus gros employeur de la ville de Témiscaming et génère une activité économique dans la région, d’où l’inquiétude de la population, indique le directeur québécois du syndicat Unifor, Daniel Cloutier. Il y a beaucoup d’inquiétude et d’incertitude dans l’air. Maintenant, il y a aussi, je dirais, un brin d’espoir, parce qu’on travaille activement sur des projets de relance, explique Daniel Cloutier. On ne peut pas aller trop dans les détails, mais il y a un groupe qui est en train de s’organiser pour tenter de sauver l’usine et de reprendre les actifs et les opérations. Le responsable syndical rappelle que ce n’est pas la première fois que l’usine RYAM connaît des difficultés. En juillet 2024, 275 employés ont été mis à pied lors de la fermeture de la ligne de production de cellulose de haute pureté de l’entreprise.
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Des souverainistes québécois de longue date prennent leurs distances avec les séparatistes de l'Alberta à l'approche du référendum de lundi, portant notamment sur l'indépendance de cette province de l'Ouest canadien. La dixième question sur dix figurant sur le bulletin de vote du référendum du 19 octobre demande si l’Alberta doit rester au sein du Canada ou si le gouvernement doit entamer la procédure légale en vue d’organiser un référendum ultérieur et contraignant sur la séparation. Le vote par anticipation a commencé mardi et se poursuit samedi. Les Québécois pourraient avoir une impression de déjà-vu après s'être prononcés sur une question similaire en 1980, lorsque le gouvernement péquiste de René Lévesque leur avait demandé si la province devait entamer des négociations en vue de quitter la Confédération canadienne. Près de 60 % des électeurs québécois s'étaient opposés à la proposition de M. Lévesque. Un deuxième référendum a suivi en 1995, remporté de justesse par le non. Les fervents souverainistes du Québec voient toutefois de profondes différences entre ces deux mouvements.
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