Référendum en Alberta : des travailleurs étrangers inquiets - Radio-Canada
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Des immigrants en Alberta inquiets face au référendum - Radio-Canada
Des dizaines de milliers d’Albertains ne pourront pas voter au référendum du 19 octobre parce qu’ils ne sont pas citoyens canadiens. Les 10 questions créent cependant des interrogations et de l’anxiété chez certains d'entre eux. Nous sommes impactés par les choix que ces personnes font, qu’on le veuille ou pas, de près ou de loin, explique ainsi Emmanuel Gullit Yombi, originaire du Cameroun et résident permanent de l'Alberta depuis seulement neuf mois. Désir d'une Alberta « unie »Titulaire d’un master en relations internationales dans son pays d'origine, il est intéressé par le fait politique de toute façon, mais le référendum et la question de la séparation soulèvent beaucoup de questions. Il y a eu des traités signés. Qu’en est-il de ces traités avec la Couronne et les traités numéro 6, 7, 8? se demande-t-il. S’il avoue être encore en phase d’observation et d’installation, il estime qu'on peut avoir une Alberta unie, forte, toujours en étant dans le Canada. Arrivé du Cameroun il y a un peu plus de deux ans avec toute sa famille, David Tchuenkam se sent interpellé par la question sur la séparation de la province.

Des souverainistes québécois prennent leurs distances face au référendum en Alberta - Radio-Canada
Des souverainistes québécois de longue date prennent leurs distances avec les séparatistes de l'Alberta à l'approche du référendum de lundi, portant notamment sur l'indépendance de cette province de l'Ouest canadien. La dixième question sur dix figurant sur le bulletin de vote du référendum du 19 octobre demande si l’Alberta doit rester au sein du Canada ou si le gouvernement doit entamer la procédure légale en vue d’organiser un référendum ultérieur et contraignant sur la séparation. Le vote par anticipation a commencé mardi et se poursuit samedi. Les Québécois pourraient avoir une impression de déjà-vu après s'être prononcés sur une question similaire en 1980, lorsque le gouvernement péquiste de René Lévesque leur avait demandé si la province devait entamer des négociations en vue de quitter la Confédération canadienne. Près de 60 % des électeurs québécois s'étaient opposés à la proposition de M. Lévesque. Un deuxième référendum a suivi en 1995, remporté de justesse par le non. Les fervents souverainistes du Québec voient toutefois de profondes différences entre ces deux mouvements.

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