«NAZA» : semer la mort, comme dans un jeu vidéo - Le Devoir
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Ce sont eux qui ont suivi les recommandations des logiciels d’intelligence artificielle (IA), validé les cibles et contribué à tuer des milliers de civils. Sous le couvert de l’anonymat, 24 officiers du renseignement et soldats israéliens témoignent, dans le documentaire NAZA, des méthodes employées par l’armée israélienne dans la guerre à Gaza. Le Devoir s’est entretenu avec les cinéastes israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor, qui subissent, depuis la sortie de leur film, les foudres du gouvernement Nétanyahou. Pour le duo, qui se trouve toujours au Royaume-Uni, puisqu’incapable de rentrer en Israël, ce film est, avant tout, l’aboutissement d’un sens du devoir. « Ça fait partie de la responsabilité qui nous incombe, en tant qu’Israéliens, de tirer parti des accès dont nous disposons, mentionne Yuval Abraham, journaliste d’enquête. Si des Palestiniens tentaient de s’adresser à des officiers ou à des responsables israéliens, on les en empêcherait, évidemment. »Le travail d’enquête au cœur de NAZA, c’est la suite logique des reportages que le journaliste a publiés dans The Guardian et dans le magazine israélo-palestinien +972. Mais cette fois, avec un écho encore plus fort.
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