Le Québec, champion mondial de l’aide médicale à mourir: pourquoi? - La Voix de l'Est
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CHRONIQUE / L’aide médicale à mourir reste un sujet récurrent dans l’actualité au Québec et au Canada. La semaine passée, le gouvernement fédéral a annoncé qu’il renonçait définitivement à élargir l’aide médicale à mourir (AMM) aux personnes dont la demande repose sur un diagnostic de trouble psychiatrique. Dans les derniers jours, c’était au tour de l’ancien premier ministre québécois, Philippe Couillard, d’affirmer, lors d’une rare entrevue accordée à CBC, qu’il se questionne sur l’élargissement de ce soin. Vu l’évolution de la dernière décennie, il se demande même s’il voterait encore pour cette loi. Initialement, l’aide médicale à mourir était réservée aux personnes en fin de vie ou du moins ayant une mort raisonnablement prévisible dans le temps. Puis, les tribunaux ont invalidé des dispositions qui ont ouvert la porte aux personnes dont la mort n’était pas raisonnablement prévisible, comme des situations de douleur chronique. Récemment, des personnes recevant un diagnostic qui affectera éventuellement leur capacité de décider pour elles-mêmes peuvent faire des demandes anticipées. Les troubles cognitifs sont un bon exemple de cela. J’administre l’aide médicale régulièrement.
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