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La crise de la santé : l'enjeu N°1 des élections en Outaouais - Radio-Canada

·21 sept. 2026
Source: Radio-Canada
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INTERVIEW- Alors que de plus en plus de femmes se détournent de la pilule et des contraceptions hormonales, elles sont également plus nombreuses à n'avoir recours à aucune contraception. Nathalie Bajos, directrice de recherche à l’Inserm, en explique les raisons. L'annonce a plongé de nombreuses femmes dans le désarroi. Mi-septembre, l'agence du médicament a fait savoir que 1,6 million de femmes ayant pris un contraceptif à base de désogestrel allaient recevoir un courrier pour les informer d'un risque accru de développer d'un méningiome. Les pilules à base du progestatif désogestrel (Antigone, Cerazette, Elfasette, Optimizette...) entraînent un risque "faible" de développer un méningiome (une tumeur qui se développe à partir des méninges), selon l'ANSM. La nouvelle alimente néanmoins la désaffection croissante pour la pilule contraceptive en France. Depuis plusieurs années, le paysage de l'utilisation de la contraception est en profonde mutation, comme le souligne la sociologue et démographe Nathalie Bajos, co-responsable de l'enquête nationale "Contexte des Sexualités en France" (CSF), portée en 2024 par l'Inserm en partenariat avec Santé publique France.

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