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Idées | Stephen Jarislowsky était aussi un homme du monde - Le Devoir

·10 oct. 2026
Source: Le Devoir
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Parfaitement trilingue (anglais, français et allemand), sans oublier son apprentissage du néerlandais quand sa mère, veuve, fuit Berlin pour trouver refuge aux Pays-Bas, et du japonais au service de l’armée américaine pour interroger des prisonniers de guerre en 1944, Stephen était un homme du monde. Ingénieur en mécanique de Cornell, diplômé en études orientales de Chicago et MBA de Harvard, il a fait de son expérience à l’Alcan et de son attrait pour l’analyse fondamentale des sociétés les fondements de tout son style de gestion de portefeuille et de son immense campagne pour une meilleure gouvernance des entreprises. Pour lui, l’un n’allait pas sans l’autre. Il n’a jamais voulu déménager à Toronto, malgré toutes les pressions qu’on exerçait sur lui et sur la firme qu’il avait fondée, Jarislowsky Fraser Ltd (JFL), en 1955, avec une poignée de dollars. Sur le tard, il avait pris l’habitude d’accueillir des étudiants en finance de l’ESG-UQAM à son bureau pour échanger sur la gouvernance et leur faire part de cas concrets qu’il avait vécus.

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