Don d’organes : entre progrès médical et fragilités persistantes - Association française pour l’information scientifique
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La toute première tentative de greffe d’organe chez l’être humain a été réalisée en 1906 par le chirurgien français Mathieu Jaboulay, qui a greffé deux patients atteints d’insuffisance rénale avec des reins d’animaux (une chèvre et un porc). Dans les deux cas, les vaisseaux du rein greffé ont été raccordés aux vaisseaux du bras. Mais les greffes ont échoué et les deux patients sont décédés. À cette époque, il n’existait pas encore de traitement permettant de suppléer durablement la fonction rénale en cas d’insuffisance rénale terminale, la première machine de dialyse n’ayant été utilisée avec succès qu’en 1945. Nouvel échec en 1933 quand le chirurgien ukrainien Yurii Voronoy tente la première transplantation d’un rein humain provenant d’un donneur décédé sur une patiente empoisonnée au mercure lors d’une tentative de suicide. Les problèmes rencontrés étaient nombreux : manque d’oxygénation de l’organe pendant le temps où il est privé de circulation sanguine, ce qui dégrade irrémédiablement les tissus au-delà d’un certain délai, problèmes de rejet…
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