Chronique La tradition du Canadien est devenue une saucisse gonflable - Radio-Canada
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Invité à déterminer le meilleur endroit au monde pour assister à un match de hockey, le commentateur torontois Chris Johnston estimait récemment que, pour les amateurs, voir le Canadien de Montréal jouer au Centre Bell équivalait à l’expérience que vivent les catholiques lorsqu’ils visitent le Vatican. Attrapons cette amusante balle au bond, si vous le permettez. Imaginez-vous maintenant à Rome par une belle journée ensoleillée. Vous êtes au beau milieu de la place Saint-Pierre et la perspective de vous imprégner de plus de 2000 ans d’histoire vous fascine. Mais en lieu et place, vous vous retrouvez au beau milieu d’une ambiance de fête foraine. À votre gauche, des touristes sont invités à parcourir 100 mètres le plus rapidement possible en portant une croix de 75 kilogrammes sous les encouragements d’un animateur peu subtil. Et à votre droite, un autre concours vous met au défi de boire tout d'un coup une grosse coupe du vin officiel de la basilique. Vous observez la scène. Et à juste titre, vous vous demandez comment on a pu en arriver là.
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Des souverainistes québécois de longue date prennent leurs distances avec les séparatistes de l'Alberta à l'approche du référendum de lundi, portant notamment sur l'indépendance de cette province de l'Ouest canadien. La dixième question sur dix figurant sur le bulletin de vote du référendum du 19 octobre demande si l’Alberta doit rester au sein du Canada ou si le gouvernement doit entamer la procédure légale en vue d’organiser un référendum ultérieur et contraignant sur la séparation. Le vote par anticipation a commencé mardi et se poursuit samedi. Les Québécois pourraient avoir une impression de déjà-vu après s'être prononcés sur une question similaire en 1980, lorsque le gouvernement péquiste de René Lévesque leur avait demandé si la province devait entamer des négociations en vue de quitter la Confédération canadienne. Près de 60 % des électeurs québécois s'étaient opposés à la proposition de M. Lévesque. Un deuxième référendum a suivi en 1995, remporté de justesse par le non. Les fervents souverainistes du Québec voient toutefois de profondes différences entre ces deux mouvements.

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