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ARFID : quand la sélectivité alimentaire cache un trouble psychiatrique - National Geographic

·4 oct. 2026
Source: National Geographic
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Crédit photo : ARFID : quand la sélectivité alimentaire cache un trouble psychiatrique | National Geographic

Enfant, Sophia Dionisos était souvent qualifiée de « difficile » à table. « J’avais du mal à manger pratiquement tous les types d’aliments », explique aujourd’hui cette jeune femme de vingt-trois ans, qui travaille comme phlébotomiste. Chaque jour, elle devait se forcer à manger. De la classe de quatrième jusqu’à l’âge de vingt et un ans, cette Américaine mesurant 1,63 m ne pesait que 36 kilos et survivait avec environ 600 calories par jour. Née en Russie, elle a passé les trois premières années de sa vie dans un orphelinat où elle souffrait de malnutrition. Mais même après son adoption par une famille de l’Ohio, aux États-Unis, et l’accès à une alimentation abondante, elle avait peu d’appétit et trouvait de nombreuses saveurs et assaisonnements insupportables. Aujourd’hui, Sophia sait que ses difficultés relevaient d’un trouble du comportement alimentaire, mais pas de ceux que le grand public connaît le mieux. Elle souffre d’un trouble de la prise alimentaire évitant / restrictif (ARFID), un trouble psychiatrique qui peut ressembler à une forme extrême de sélectivité alimentaire.

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