Analyse La production de gaz de schiste est-elle moins risquée qu’avant? - Radio-Canada
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Sondage biaisé sur la levée du moratoire sur le gaz de schiste
Le 7 octobre dernier, comme partie de son examen public sur la levée du moratoire sur le gaz de schiste, le gouvernement a lancé un sondage sur « l’exploitation du gaz naturel » au Nouveau-Brunswick. En tant que spécialistes des méthodes de sondage et de l’analyse de discours, nous considérons que ce sondage est problématique de plusieurs façons que nous détaillons ci-dessous. Ceci démontre un biais en faveur de la levée du moratoire et invalide les conclusions qui pourraient être tirées de l’analyse des réponses. L’emploi de l’expression «gaz naturel» dans tout le sondage pose deux problèmes. D’abord, ce n’est pas de simple gaz naturel qu’il s’agit, mais bien de gaz de schiste auquel la population de la province, et en premier lieu les Premières Nations, s’est opposée massivement entre 2010 et 2014. Ensuite, l’expression «gaz naturel» désigne ce qu’il serait plus juste d’appeler du gaz fossile: ce gaz n’est pas plus «naturel» que les autres énergies fossiles polluantes comme le pétrole et le charbon, et il menace notre environnement de la même façon.

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Des souverainistes québécois de longue date prennent leurs distances avec les séparatistes de l'Alberta à l'approche du référendum de lundi, portant notamment sur l'indépendance de cette province de l'Ouest canadien. La dixième question sur dix figurant sur le bulletin de vote du référendum du 19 octobre demande si l’Alberta doit rester au sein du Canada ou si le gouvernement doit entamer la procédure légale en vue d’organiser un référendum ultérieur et contraignant sur la séparation. Le vote par anticipation a commencé mardi et se poursuit samedi. Les Québécois pourraient avoir une impression de déjà-vu après s'être prononcés sur une question similaire en 1980, lorsque le gouvernement péquiste de René Lévesque leur avait demandé si la province devait entamer des négociations en vue de quitter la Confédération canadienne. Près de 60 % des électeurs québécois s'étaient opposés à la proposition de M. Lévesque. Un deuxième référendum a suivi en 1995, remporté de justesse par le non. Les fervents souverainistes du Québec voient toutefois de profondes différences entre ces deux mouvements.

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